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Reporters d'Espoirs

26 mai – Paris : Soirée Reporters d’Espoirs

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Jeudi 26 mai 2016 . 18h30 au Palais d’Iéna Paris 16e
siège du Conseil économique social et environnemental

UNE SOIRÉE REPORTERS D’ESPOIRS
SOUS LE SIGNE DES SOLUTIONS & DE L’INNOVATION MÉDIA

 Inscription sur invitation
L’événement est dédié en priorité aux professionnels des médias
Pour toute info : events@reportersdespoirs.org ou 01 42 65 20 88

Depuis 12 ans, Reporters d’Espoirs travaille avec les médias à un journalisme critique et constructif, qui analyse les dysfonctionnements du monde tout en diffusant la connaissance d’initiatives concrètes et impactantes. Rejoignez ce mouvement qui essaime désormais dans le monde, à l’occasion d’une soirée sous le signe des solutions et de l’innovation dans les contenus médias.

Au programme :

 

PITCHS JEUNES & MÉDIAS : 3 étudiants, 3mn pour vous convaincre !
3 projets pour innover dans les médias
…A VOUS de choisir le lauréat qui remportera 2500 €.

 

REMISE DES 7e PRIX REPORTERS D’ESPOIRS : Qui seront les lauréats cette année ?
4 Prix Web, TV, Radio, Presse écrite remis par un jury de professionnels.
1 Prix décerné avec nos réseaux internationaux : Solutions Journalism Network (USA), Constructive Journalism Project (UK), En Positivo (ES), GoodnessTV (Canada), Eurovision (Europe)…

Avec les membres du jury :

Aïda Touihri Journaliste, présentatrice, D8, LCP

Alexis Brézet, Directeur de la rédaction, Le Figaro

Amira Souilem, Journaliste, lauréate Prix 2015

Antoine Guélaud, Directeur de la rédaction, TF1

Benoit Raphaël, Stratégiste média, blogueur

Claire Alet, Rédactrice en chef adjointe AlterecoPlus / Alternatives économiques

Cynthia Fleury, Philosophe et psychanalyste

François-Xavier Ménage, Présentateur, Rédacteur en chef adjoint de Capital, M6

Hugo Clément, Journaliste, Le Petit Journal, Canal+

Laurence Folléa, Directrice de la rédaction de Psychologies

Laurent Guimier, Directeur de France Info

Ludovic Blécher, Directeur, DNI Innovation Fund, Google

Memona Hintermann-Affejee, Journaliste, membre du CSA

Nina Dos Santos, Journaliste et correspondante, CNN International

Sophie Jovillard, Journaliste-présentatrice Echappées Belles, La Quotidienne, France 5

 

L’HUMOUR S’EN MÊLE : Le Professeur Rollin à quelque chose à vous dire
Surprise !

 

NETWORKING : Cocktail & musique

Les solutions se répandent en Méditerranée avec ‘Barcelone des solutions’

By | Revue de presse | No Comments

Après la « France des solutions », « Marseille, capitale des solutions », les solutions se multiplient et se répandent en Méditerranée avec une nouvelle version hispanophone, « Barcelone des solutions » imaginée par l’association ‘En Positivo’, l’homologue espagnol de Reporters d’Espoirs, promoteur du journalisme de solutions.

Enpositivo

Le même constat paradoxal est à l’origine de l’événement à Barcelone qui aura lieu le jeudi 26 mai 2016. Nous n’avons jamais eu autant de connaissances, autant de ressources pour relever les défis sociétaux de notre époque. Pourtant, nous restons enfermés dans une vision catastrophiste de l’avenir. Alors que faire ? Réunir les acteurs du changement, ceux qui transforment les manières de faire. Connecter les acteurs qui veulent participer à la résolution des problèmes et qui cherchent l’inspiration ou sont porteurs d’inspiration.

Pour les organisateurs de ‘La Barcelona de les solucions’, l’événement est loin d’être une réunion entre utopistes puisqu’il s’agit de partager des expériences concrètes déjà existantes et de promouvoir des projets citoyens initiés dans de nombreux secteurs (technologie, culture, bien-être, économie, etc.).

L’événement se clôturera par un débat sur le journalisme de solutions modéré par le journaliste catalan Tomás Molina.

«Journalisme de Solution » le nouveau dress code de Nice Matin

By | L'actu de Reporters d'Espoirs, L'actu des médias | No Comments

Engagé aux côtés de Reporters d’Espoirs dans « La France des Solutions », le journal passe à la vitesse supérieure et fait du journalisme de solutions, une réalité sur le papier ou presque… !

C’est l’une des priorités de la nouvelle stratégie numérique du groupe Nice-Matin:« construire un média utile à sa communauté ». Permettre au lecteur de découvrir à proximité de chez lui, des porteurs d’initiatives qui parviennent à répondre aux problèmes quotidiens ; leur proposer une immersion sur le terrain ; financer des projets locaux : tel est le souhait de cette première édition numérique orientée « journalisme de solutions ». En plus d’analyser les enjeux sociétaux actuels, il s’agit de rendre service à ceux qui les vivent, et qui par ailleurs ont contribué à sauver le journal. Un tournant journalistique recherché, assumé, et financé à hauteur de 60 % par Le Fond Google-AIPG pour l’innovation numérique de la presse.

Il nous faut se souvenir que le quotidien était en redressement judiciaire jusqu’en novembre 2014, date où il fut autorisé par le tribunal de commerce à être reconnu comme société coopérative d’intérêt collectif. Une mutation pour le groupe Nice Matin en partie réalisée grâce à la campagne de crowdfunding,  qui avait permis de récolter en septembre 2014 près de 400 000 euros. Un an plus tard, Nice Matin récidive et met en place un financement participatif pour la création d’un journal en ligne, qui génère 620 pré-abonnements. Nice Matin veut faire honneur à ses contributeurs : experts, pouvoirs publics, société civile, tous sont consultés pour apporter des solutions concrètes, et faire de ce nouveau quotidien régional, un outil social profitable.

L’article sur la cohabitation des loups et des bergers en Italie, est une illustration de cet angle problème + solution. Les  journalistes de Nice-Matin montrent comment « Dans la province de Cunéo, où sont recensées 9 à 11 meutes, les années noires de 2001-2002 semblent révolues ». L’enquête insiste sur chaque étape qui a permis aux bergers de poursuivre leur activité sans menacer l’existence des prédateurs.

Cette manière de traiter l’information n’a toutefois pas empêché la rédaction de faire face à quelques obstacles en interne. Si un certain désintérêt a pu se manifester au départ, il était surtout lié à une faible culture du digital, ainsi qu’à la méconnaissance du journalisme de solutions. Longtemps associé à un journalisme de « bonne nouvelle », il est désormais reconnu et mis en avant pour son utilité : chercheur de solutions, moteur de lien social, il permet moyennant 9,90 euros par mois, d’être acteur de la vie locale. Sur chaque abonnement numérique, le groupe a décidé de reverser 1 euro à une cagnotte d’aide au financement de projets solidaires et innovants. Toujours dans une optique de participation, Nice Martin encourage ses lecteurs à voter pour leur projet préféré.

–  L’opération «Il faut sauver le petit Kiosque Jeannot » a permis de collecter 7152 euros

il faut sauver le kisoque

 

 

 

 

 

 

 

Donner l’opportunité d’écrire des tribunes, d’émettre une expertise, de témoigner ou encore de proposer des sujets à la rédaction…Autant d’occasions de rappeler aux abonnés qu’ils ont à faire à un « Journal qui vous appartient ». Et ça marche ! Les articles intégrant des solutions sont vus 2,8 fois plus que les articles posant uniquement les problèmes (4700 pages vues en moyenne pour ceux dit « solutions », contre 1700 pour ceux dit « problèmes »).

Anaïs DEDIEU

L’ESJ Paris Grand Lille veut mettre le « constructif » au cœur de sa formation

By | agenda | No Comments

Intervention ESJ Lille

Mercredi 20 avril à 18h,  Véronique Mistiaen, journaliste, formatrice (Royaume-Uni) et Gilles Vanderpooten, directeur de Reporters d’Espoirs (France) interviennent devant les étudiants de l’ESJ Lille pour une MasterClass sur « le journalisme constructif ».

 

Véronique Mistiaen est journaliste, formatrice, enseignante (bilingue français-anglais). Depuis 20 ans elle travaille comme reporter et correspondante de médias européens et américains à l’étranger. Elle a été nommée à un Prix Pulitzer, a remporté le premier prix du Reportage environnemental de la California Newspaper Publishers Association, et distinguée par le European Journalism Centre pour son innovation dans la couverture médiatique des enjeux de développement. Elle publie dans Newsweek, The Guardian, The Times, The Daily Telegraph, The Economist, BBC News, the Huffington Post, Thomson Reuters Foundation, New Internationalist, The Ecologist, Positive News, Chicago Tribune, San Francisco Chronicle, ou encore le Reader’s Digest.

Reporters d’Espoirs est partenaire du Constructive Journalism Project.
En lien avec l’Université de Southampton (Royaume-Uni), cet organisme délivre des workshops qui s’appuient notamment sur les travaux de recherche sur l’impact de l’information menés par le Dr Denise Baden (Leadership, Innovation), sur les travaux de Cathrine Gyldensted (psychologie positive appliquée au journalisme, University of Pennsylvania) et sur les expérimentations menées par Reporters d’Espoirs depuis 12 ans et ses homologues anglais de Positive News, Seán Dagan Wood et Danielle Batist.
20 cours sont donnés à titre expérimental (et offerts gracieusement aux écoles et à leurs étudiants) entre février 2015 et mai 2016, au Royaume-Uni (University of Leeds, Hull College, Regent University,), en Irlande (Griffith College), aux USA (Commonwealth University), en Ecosse (University of Strathclyde), en Allemagne (Reporter Forum Hamburg)… et en France !
Les formations ont été délivrées auprès de journalistes freelances, puis auprès de jeunes journalistes et étudiants, ceux-ci s’étant avéré être les plus preneurs.
Les formations en France sont délivrées par des journalistes, éditeurs et formateurs expérimentés, parmi lesquels Cathrine Gyldensted (en anglais et en danois) et Veronique Mistiaen (en français et en anglais), avec l’appui de Gilles Vanderpooten et de l’équipe de Reporters d’Espoirs.

Intervention ESJ Paris Grand Lille

L’ESJ Paris Grand Lille, école nouvellement créée dans la région lilloise, veut mettre le « constructif » au cœur de sa formation. Son ambition : former « des journalistes « philosophes » construits sur les trois filtres de Socrate : vérité, bienveillance et utilité. »

« Il y a un juste discernement à opérer sur le fondement de l’attractivité de l’information. Cette information va-t-elle générer de l’audience pour son aspect original, passionnant et plein d’espoir ou pour son aspect voyeuriste, sordide et terrifiant ? Dans quel état va se trouver mon lecteur ou mon téléspectateur après avoir reçu mon article ? Mon angle éditorial rend il l’information vraiment utile ? A quel arbitrage je procède entre audience et déontologie ? […] Il y a un juste discernement à opérer sur le fondement de l’attractivité de l’information. Cette information va-t-elle générer de l’audience pour son aspect original, passionnant et plein d’espoir ou pour son aspect voyeuriste, sordide et terrifiant ? Dans quel état va se trouver mon lecteur ou mon téléspectateur après avoir reçu mon article ? Mon angle éditorial rend il l’information vraiment utile ? A quel arbitrage je procède entre audience et déontologie ? » explique son fondateur, Bruno Lécluse, qui dirige également Grand Lille TV.

 

Après y avoir donné un cours au mois de mars, Gilles Vanderpooten, directeur de Reporters d’Espoirs, y revient mercredi 20 avril 2016, accompagné de Véronique Mistiaen, journaliste, formatrice, en provenance du Royaume-Uni, pour élargir la perspective aux pratiques internationales du « journalisme constructif ».

 

Au programme :

  • What is constructive journalism and why do we need it?
  • Why/How does it work?
  • Who is doing this already?
  • Tools: angles, interview, structure, language
  • Examples and exercises from International and France

 

Avec Lilo, financez des projets solidaires grâce à vos recherches internet !

By | Revue de presse | No Comments

Saviez-vous que, par nos recherches internet, chacun d’entre nous génère 30€  par an, rien qu’avec l’argent de la publicité ? Tous ces liens commerciaux qui s’affichent lors de vos recherches sur internet constituent les revenus publicitaires des moteurs de recherche (Google, Yahoo, Bing, etc.). Il est aujourd’hui possible de faire quelque chose d’utile de cet argent que nous générons malgré nous. Et cela grâce à Lilo, un moteur de recherche qui reverse 50% de ses revenus publicitaires à des projets sociaux et environnementaux.

Lilo-moteur-de-recherche

Créé en 2015 par deux jeunes cofondateurs, Clément Le Bras et Marc Haussaire, Lilo permet à chaque internaute de choisir à quels projets il souhaite dédier l’argent qu’il a produit par ses recherches. En plus de permettre à chaque utilisateur d’agir gratuitement et simplement, c’est un moteur de recherche performant qui protège la vie privée et qui agit contre le tracking publicitaire. Lilo reverse également 5% de ses revenus à un programme de compensation carbone mené par la fondation GoodPlanet.

Aujourd’hui, la communauté Lilo compte près de 57 000 membres qui ont permis de collecter plus de 50 000 euros. Les projets soutenus sont de plus en plus nombreux et variés. Lilo souhaite amplifier son utilisation en France avant de l’étendre au niveau mondial.

Pour en savoir plus 

Lire l’article du Figaro Demain – Quand vos recherches sur internet profitent aux associations. 

Pour essayer Lilo et vous faire votre propre avis.

 

Mathilde PICHAN

« Nous n’avons pas demandé l’autorisation des grands de ce monde pour agir »

By | Environnement, Revue de presse | No Comments

15 pays, 39 groupes de transition, 21 actions et 3 objectifs : l’autonomie intellectuelle, l’autonomie énergétique et la souveraineté alimentaire. Avant la COP21, Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes et villages en transition est allé à la rencontre de ces groupes citoyens qui ont décidé de mettre les paroles en actes et de vivre la transition. Ces rencontres ont fait naître un livre, « 21 histoires de transition » pensé comme une contribution citoyenne aux négociations de la COP21 et dont la visée est d’inspirer et d’engendrer d’autres groupes de transition.

 

21 histoires de transitionD’Est en Ouest et du Nord au Sud, et sans concertation préalable, des initiatives modestes et géniales émergent. Le Royaume-Uni est fortement représenté (Rob Hopkins est britannique) mais les histoires venues d’Australie, d’Afrique du Sud et d’Outre-Atlantique (Brésil, Etats-Unis) apportent le
témoignage de l’autre face du globe, le récit de leurs projets de transition.

 

Un constat partagé, des idées et une envie d’agir, il n’y avait pas besoin de demander « la permission des grands de ce monde pour agir », selon la formule de Rob Hopkins.

 

La France trouve aussi sa place dans ce mouvement avec la contribution de 2 histoires sur 21. Le groupe de Transition de Salies est à l’origine du jardin partagé « Lo Casau » dont l’un des objectifs est la protection de la biodiversité et l’échange de semences anciennes.

A Ungersheim, c’est le village même qui est labellisé « en transition ». En effet, Ungersheim n’est pas l’histoire d’une mais de plusieurs actions de transition mises en place les unes après les autres grâce au soutien durable du maire, Jean-Claude Mensch.

La piscine municipale et les habitations individuelles chauffées au solaire, les potagers excédentaires qui alimentent le marché, la centrale photovoltaïque, la monnaie locale « le radis », entre autres, ont suscité l’intérêt de la réalisatrice Marie-Monique Robin et font l’objet de son prochain documentaire « Sacré village ! » dont la sortie en avant-première est prévue le 21 avril 2016. Une version plus longue est en préparation pour les salles de cinéma.

 

Retour sur… Le Transformational Media Summit

By | L'actu des médias, Le Lab | No Comments

Après Washington et Londres, c’est à Paris, les 30 novembre et 1er décembre 2015,  durant la Cop21 que se réunissaient Reporters d’Espoirs et ses réseaux internationaux. Journalistes, professionnels des médias, communicants, se sont rassemblés pour une même cause : mettre les médias au service d’un monde meilleur.

Albert Einstein le disait : «Si l’humanité veut survire, elle devra changer sa manière de penser. » C’est  pour permettre ce changement qu’une centaine de personnes s’est rassemblée au Belushi’s, quartier général de la communauté Place to be, dynamique de lutte contre le réchauffement climatique.  Pendant deux jours,  des intervenants se sont relayés afin de présenter leur projet, leur vision d’un monde plus juste.  Et c’est Odile Decq qui  a ouvert le bal.  Cette architecte de renom a créé une école d’un genre particulier : Confluence, centre de formation pour architectes, est un institut où pédagogie rime avec liberté et décloisonnement. Dans ce lieu conçu comme un lieu d’expérimentation, les élèves sont amenés à « trouver les solutions par eux-mêmes » explique Odile Decq. Basée à Lyon, l’école entend former des professionnels mais pas seulement : «L’architecture n’est pas qu’une profession, c’est une discipline. Le but n’est pas d’obtenir un diplôme mais d’apprendre à créer différentes choses.»

«Création » est l’un des maitre-mot de ce rendez-vous  qui, entre chaque  « pitch », prend des allures de cours de récréation. Tout au long de la journée, Magalie Folmer, coach en communication invite l’assemblée à former plusieurs groupes.  Le but ? Développer sa créativité  à l’aide d’exercices. Prendre une écharpe et en faire un chapeau ? Dessiner une ville idéale ? Ce premier jour se voulait interactif.

Mardi 1er décembre. Le public retrouve les équipes de Reporters d’Espoirs et de la Transformational Media Initiative, coorganisatrices de l’événement.  Au menu : enchainement de pitchs « façon TED », et d’exposés suivi  de multiples interactions avec l’audience.  Katerine Adams est la première à entrer en piste.  Venue du Canada, elle a cofondé Goodness Tv, un media web qui promeut des initiatives innovantes. Son ambition : pousser les gens à agir car Katerine Adams en est persuadée , « Chaque être humain est une partie du problème mais aussi de la solution. Il est temps d’arrêter d’écouter les diseux pour se concentrer sur les faiseux. » Et des faiseux, il y en avait beaucoup  à commencer par Slater Jewel Kemker. Cette américaine de 23 ans est  à l’origine du documentaire Inconvenient Youth, qui retrace le  parcours d’une jeunesse qui se bat pour sauver la planète. « Je voulais capturer une histoire humaine, mettre en avant un futur que nos parents ne nous avaient pas promis… un futur plus beau. » Inspirer, c’est aussi le leitmotiv de Caroline Sénéclauze, fondatrice de Moteur, une association qui veut inciter les 15-18 ans à prendre la caméra pour filmer  leur modèle, la personne qui les inspire. Au terme d’un concours organisé par l’association, le film primé sera projeté au Festival de Cannes : de quoi motiver les cinéastes en herbe !

Utiliser les médias et le cinéma pour sensibiliser, c’est le propre du storytellingMaxime Riché, ancien ingénieur devenu photographe, l’a bien compris en réalisant son documentaire et série photographique Climate Heroes. Cinq années de voyage à la rencontre d’individus aux parcours atypiques qui agissent pour préserver la nature, l’ont conduit aux quatre coins du monde. En Gambie, il a rencontré Isatou Csesay  qui donne aux femmes la possibilité  de générer des revenus grâce aux déchets plastiques. En Indonésie Amir, Sryadi, Subarie et Monsieur Payoto luttent contre la déforestation tandis qu’au Viêt-Nam, le bouddhiste Bun Saluth a rassemblé six villages afin de protéger plus de 18000 hectares de forêt au Cambodge.

Quant au témoignage de Laurent de Chérisey, il illustre parfaitement la puissance des médias lorsqu’ils sont mis au service de la solidarité. L’histoire qui se cache derrière son initiative Simon de Cyrène ressemble à un conte de fée. Son ami Philippe Pozzo Di Borgo lui évoque un jour un film inspiré de sa propre histoire, en cours de réalisation. Et lui propose de verser une part de ses recettes à l’association. Ce film, ce sera… Intouchables ! Avec le succès qu’on lui connait (près de 54 millions d’entrées dans le monde). Les maisons de vie partagée Simon de Cyrène, entre personnes handicapées et valides, répondent à un vrai problème de société : l’intégration des personnes handicapées, et au-delà,  le vivre ensemble. Une cohabitation essentielle qui selon Laurent de Cherisey pousse à « écouter la voix des sans voix. » Donner une voix à ceux qui n’en ont pas, c’est la raison d’être de Reporters d’Espoirs, « un réseau qui se confronte à la difficulté de s’intéresser à une information qui ne fait pas de bruit mais qui médiatise des solutions qui viennent des problèmes ».

Informer et raconter pour inciter à la prise d’initiative, favoriser l’émergence d’une société plus juste, c’est le pari des acteurs réunis lors de cette 3ème édition du Transformational Media Summit. Un  pari que Reporters d’Espoirs tente de relever au quotidien.

Myriam Attaf

Médias et Justice : la proposition du journalisme constructif

By | L'actu de Reporters d'Espoirs, L'actu des médias, Le Lab | No Comments

De l’importance de l’investigation journalistique

Le J’accuse d’Emile Zola marque un tournant dans les rapports de la presse avec la Justice. En s’insurgeant contre les dysfonctionnements d’une justice militaire qui fait condamner Dreyfus (un innocent), Zola journaliste se positionne à la fois comme avocat et comme accusateur public. Dreyfus est réhabilité ; Zola acquiert une stature de justicier, et avec lui, la presse s’impose comme contre-pouvoir.

Le jugement des journalistes n’est pas infaillible pour autant. On regrettera parfois la hâte des censeurs, l’incompatibilité des temps médiatiques et judiciaires, ou la confusion entre présomption d’innocence et de culpabilité. On pourra alors invoquer qu’il appartient « à la justice de juger, aux médias d’informer »… et qu’après tout, chacun son rôle !

Mais ce serait faire peu de cas de l’utilité de l’investigation journalistique, de l’enquête et de la contre-enquête extrajudiciaires. Lorsque le journaliste Denis Robert investigue sur « l’affaire Clearstream », il fait l’objet de plusieurs dizaines de procédures judiciaires. Combat long (une décennie), inégal (nombre de ses confrères le conspuent comme Zola en son temps), difficile et douloureux. Mais victorieux : il lui sera rendu justice au nom de « l’intérêt supérieur » que constitue le devoir « d’informer le public sur un sujet d’intérêt général ».

De la justice à la justesse

Au-delà du rapport des médias à la justice institutionnalisée (dont la vocation est de faire respecter la loi), on peut mettre en question la manière de traiter l’information. Les médias traitent-ils des faits avec justice – ou avec justesse, et dans la complexité? Peuvent-ils proposer des analyses objectives et exhaustives ?

Ces questionnements rejoignent ceux du « journalisme constructif », examiné et expérimenté par Reporters d’Espoirs 1.

Son postulat : l’attirance des médias pour la catastrophe risque de générer résignation apprise, fatigue d’impuissance et démobilisation.
Sa proposition : refléter la complexité du monde, en traitant les dysfonctionnements au même titre que la capacité des populations à trouver des réponses, à faire preuve de résilience et de créativité.
Son constat : cette démarche suscite un intérêt croissant de la part des journalistes, sous l’effet de « la » crise (globale et de la presse) et du négativisme qui atteint les citoyens, journalistes compris.

Il arrive aux médias de faire alliance avec la justice ou, au contraire, de la défier, de vouloir se substituer à elle. Il peut aussi leur arriver de rendre justice, à ceux qui souffrent, qui créent, qui œuvrent au bien commun. C’est la proposition du journalisme constructif, qui veut refléter « le couple opportunités-menaces propre à toute dynamique de vie 2 » . 

Gilles Vanderpooten
Journaliste, Directeur de l’association Reporters d’Espoirs
Ce texte paru dans les « Cahiers d’espérance », à l’occasion de l’intervention de Reporters d’Espoirs à Notre Dame de Pentecôte (Eglise de Paris La Défense) dans le cadre du cycle des conférences de Carême 2016 sur le thème « Cherchez la Justice ».

 

NOTES

  1. Association loi 1901 reconnue d’intérêt général, agissant depuis 2004 « pour une info qui donne envie d’agir ». Partie de France, elle a essaimé à l’International, faisant des émules en Europe et aux USA au cours des trois dernières années.
  1. Laurent de Chérisey, cofondateur de Reporters d’Espoirs.

Positive News UK explore un nouveau business model participatif

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positive news UKEngagé depuis une vingtaine d’années dans le journalisme constructif, le média britannique PositiveNewsUK opère sa mutation en transformant son journal en magazine, à l’issue d’une campagne de financement participatif internationale lancée en juillet 2015. La contribution financière de 1 526 lecteurs et journalistes dans 33 pays a rendu possible la levée de 263 000 livres, soit plus de 338 000 euros, en l’espace d’un mois.

Les réseaux sociaux ont largement contribué au succès de l’opération. Plus de 220 000 « j’aime » sur facebook et presque 19 000 followers sur Twitter témoignent de l’enthousiasme suscité par l’initiative de PositiveNewsUK.

D’après les chercheurs américains du Pew Research Center, les projets journalistiques recourent de plus en plus au crowdfunding. Mais cette campagne intitulée #Ownthemedia, «le média vous appartient » en français, n’a pas seulement permis de surmonter la crise de financement du journal. Il s’agit aussi d’explorer un nouveau business model dans lequel le lecteur est co-propriétaire du magazine, donc coopérateur.

PositiveNewsUK s’est ainsi transformé en coopérative. Ce statut permet à chaque lecteur copropriétaire, indépendamment du niveau de son investissement financier, de participer au vote des décisions stratégiques, selon le principe de gouvernance démocratique 1 personne = une voix.

La coopération, un modèle d’avenir pour les médias ?

La formule présente de nombreux intérêts dans un contexte de crise de la presse écrite, et de défiance à l’égard des médias. Elle rejoint les nombreuses questions qui se posent au secteur, en matière de propriété des médias, de structure de l’actionnariat, ou d’implication des citoyens.

En France, le Groupe Nice Matin fait figure de fer de lance. Il a en effet trouvé un nouvel élan en adoptant un statut de coopérative associant à son capital, non pas les lecteurs comme c’est le cas pour PositiveNews (qui se rapproche ainsi d’une coopérative de consommateurs), mais les salariés (coopérative de salariés).

La coopérative serait-elle la meilleure structure pour transformer un média et lui permettre de répondre aux exigences du XXIe siècle ? Le débat mérite d’être approfondi.

Reporters d'Espoirs s'invite au Printemps de l'Optimisme les 18 et 19 mars à Paris

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printemps-de-loptimisme-2016-4-638Le Printemps de l’Optimisme, Incubateur d’énergies positives, est un mouvement lancé en 2013 par Thierry Saussez, Conseil en communication, afin de lutter contre la sinistrose, invitant à regarder aussi ce qui est beau, positif, ce qui fonctionne, les innovateurs, les traceurs, les entrepreneurs, ceux qui apportent des solutions au lieu de créer des problèmes. Nous illustrons les grandes valeurs qui, depuis la nuit des temps, rendent meilleure la vie des hommes : l’engagement, l’audace, la gratitude, la bienveillance….

Ce mouvement a donné lieu à des événements qui se développent depuis 2014, à Paris, puis à Bruxelles, et à Nice en 2016.

Encart printemps1Reporters d’Espoir est partenaire de l’opération parisienne, qui se déroulera les vendredi 18 mars et samedi 19 mars au Conseil économique, social et environnemental pour 2 jours de réflexion et d’échanges, d’action et de relaxation, ouverts à tous : le vendredi pour une journée : Les entreprises positivent ! consacrée aux thématiques du monde du travail : bien-être au travail, management positif, nouvelles méthodes collaboratives…

Et samedi pour une journée : L’Optimisme, c’est bon pour la santé, avec notamment, la Table ronde « Quand les médias donnent pêche et inspiration » à 14h avec Gilles Vanderpooten, Directeur de Reporters d’Espoir, Roselyne Bachelot, Frédérique Bedos, Roxane Julien, Mark Owen, Vincent Avanzi.

Inscrivez-vous vite sur le site : http://www.printempsdeloptimisme.com/paris-2016/