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Reporters d'Espoirs

Semaine des solutions : 30 médias mobilisés, 18 millions de français touchés

By | L'actu de Reporters d'Espoirs, Les opérations médias, Partenaires médias | No Comments

FDS_ban_SDSPendant une semaine, du 12 au 18 octobre 2015, 30 médias partenaires de Reporters d’Espoirs se sont mobilisés pour diffuser des initiatives auprès des citoyens sous la bannière commune « La France des solutions ». Des dossiers, rubriques, émissions, chroniques spéciales à retrouver sur vos ondes, vos écrans et dans vos journaux.
Ainsi, 18 millions de français ont pris connaissance d’initiatives constructives, porteuses d’espoirs et de solutions concrètes et impactantes. (Re)découvrez et relayez l’opération :

Une opération en partenariat avec :

Les partenaires de la semaine des solutions

Le journalisme constructif : nouvelle priorité pour l'école de Windesheim (Pays-Bas)

By | Le Lab | No Comments

L’école de journalisme de Windesheim (Pays-Bas) est la première école au monde à intégrer le journalisme constructif dans ses programmes de formation et de recherche.

La journaliste danoise Cathrine Gyldensted, pionnière dans le domaine, a été nommée directrice de la spécialité à Windesheim. Elle a pour mission d’intégrer les techniques du journalisme constructif au cursus existant et de développer un cours d’approfondissement. « J’ai formé des étudiants et des salles de rédaction au journalisme constructif dans le monde entier, mais c’est à Windesheim que la démarche suscite le plus d’intérêt » s’enthousiasme la nouvelle directrice, chargée d’établir des partenariats avec les écoles de journalisme, les universités et les organes de presse intéressés par cette nouvelle approche. « Je pense que le journalisme doit refléter la société d’une manière plus authentique, il faut innover dans la façon de couvrir l’actualité, gagner la confiance et véritablement s’engager au service du public. »

« Cathrine Gyldensted a refusé des propositions aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Scandinavie pour enseigner à Windesheim, nous sommes très fiers de l’avoir à nos côtés » témoigne Bas Mesters, le directeur de l’école de journalisme de Windesheim. « Son expertise du journalisme constructif est reconnue au niveau international, elle apporte une réelle plus-value à notre cursus et au travail de recherche. »

Selon Bas Mesters, s’intéresser au développement de nouveaux business modèles et aux plateformes numériques n’est pas suffisant, un ajustement de la posture journalistique est nécessaire. « Le journalisme fait face à une crise de légitimité. La recherche montre que la confiance du public vis-à-vis de notre profession est au plus bas. Je pense que cette situation peut évoluer si le journalisme change d’angle au lieu de se concentrer exclusivement sur les problèmes et les conflits. Il s’agit simplement d’ajouter les éléments manquants qui permettront de renforcer l’exactitude et la justesse du journalisme, son engagement au bénéfice des citoyens et sa légitimité. Nous avons déjà reçu un grand nombre de demandes de médias qui veulent inclure ces éléments constructifs à leur ligne éditoriale. »

[Etude] Le lectorat plus réceptif à l’info quand elle intègre des solutions

By | Le Lab | No Comments
Le lectorat plus réceptif à l’info quand elle intègre des solutions : une étude encourageante pour une presse en crise
 
Selon les résultats d’une étude menée conjointement par une association et un centre de recherche américains, et traduite par Reporters d’Espoirs, le journalisme de solutions apporte une information plus exhaustive au public et renforce son intérêt pour l’actualité.
Les « héros » de la Croix, les « bonnes nouvelles » du Parisien ou la 9e édition du « Libé des Solutions » concluent l’année 2015 –particulièrement riche en événements anxiogènes- par une note positive et attestent de l’intérêt grandissant des médias pour le journalisme de solutions. Au mois d’octobre déjà, Reporters d’Espoirs, association initiatrice de cette démarche, avait donné le tempo en rassemblant de manière inédite en France 30 médias généralistes (TF1, libération, France télévisions, Ouest France, La Voix du Nord, L’Express, l’Obs, France Info, Nice Matin…) pour la première « semaine des solutions » (opération que l’association reconduira en octobre 2016).
La tendance du « journalisme de solutions » dépasse les frontières de l’Hexagone. Son développement aux Etats-Unis a poussé l’association Solutions Journalism Network et le centre de recherche texan Engaging News Project à conduire une étude sur sa réception par le public en 2014. L’étude intitulée « Le pouvoir du journalisme de solutions » se base sur une analyse comparative.
Sur un échantillon de 755 Américains adultes, une partie a été confrontée à un article qui se concentrait exclusivement sur un problème (les effets d’expériences traumatiques sur les écoliers américains ; le manque de logement dans les villes américaines ; et la pénurie de vêtements chez les pauvres en Inde), tandis que l’autre partie des sondés lisait une version augmentée du même article évoquant une solution potentielle au problème soulevé.
Les résultats de l’enquête montrent que le lecteur intègre mieux l’information dans la version « solution » : il estime avoir davantage compris et mémorisé le sujet, ce qui aiguise sa curiosité. L’originalité et la plus-value de l’article sont plus souvent mises en avant par les lecteurs de l’article orienté solution.
Les chercheurs estiment que la démarche « problème-solution » pourrait avoir des retombées bénéfiques pour les organes de presse en termes de confiance et de fidélisation.
Les lecteurs de la version solution ont davantage envie de lire d’autres articles du même auteur, du même journal, ou sur le même thème que les lecteurs de l’article dépourvu de solution. L’envie de partager la lecture avec leur entourage ou sur internet était aussi plus forte. Enfin, ils se sentaient plus optimistes, plus aptes et/ou enclins à agir pour résoudre le problème.
Cette étude vient corroborer le travail initié dès 2004 par Reporters d’Espoirs, dans un contexte où les médias eux-mêmes, en plus du lectorat, sont de plus en plus demandeurs de solutions. « Il s’agit pour nous journalistes, de retranscrire la réalité dans sa complexité, faite à la fois de menaces et d’opportunités, de dysfonctionnements et de résilience, et de prise d’initiative » précise Gilles Vanderpooten, directeur de l’association.
Cette étude vient corroborer le travail initié dès 2004 par Reporters d’Espoirs, dans un contexte où les médias eux-mêmes, en plus du lectorat, sont de plus en plus demandeurs de solutions. « Il s’agit pour nous journalistes, de retranscrire la réalité dans sa complexité, faite à la fois de menaces et d’opportunités, de dysfonctionnements et de résilience, et de prise d’initiative » précise Gilles Vanderpooten, directeur de l’association.
Lire l’étude
A propos de Reporters d’Espoirs
ONG reconnue d’intérêt général, indépendante, créée en 2003, Reporters d’Espoirs a pour mission de contribuer à « une information qui donne envie d’agir ». Elle est l’organisation française et francophone de référence sur le journalisme de solutions.
Parmi ses actions : la veille d’initiatives porteuses de réponses aux problèmes de société pour le compte des médias ; la réalisation d’opérations avec les médias ; l’étude et la recherche dans le cadre de son Lab ; des événements notamment le Prix Reporters d’Espoirs et La France des Solutions ; l’animation d’un réseau français et international de journalistes et professionnels des médias.
Informations : www.reportersdespoirs.org
Contact
Olivia Lanselle
Relations médias Reporters d’Espoirs
Tél. 01 42 65 20 88
redaction@reportersdespoirs.org

 

Concours de l'entrepreneur le plus audacieux : 4ème édition

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À l’occasion du Salon des Entrepreneurs Paris 2016 et pour la 4ème année consécutive, est lancé le Concours de l’entrepreneur le plus audacieux.

Du 12 janvier au 2 février 2016, les internautes sont invités à voter pour l’entrepreneur dont l’activité leur paraît la plus audacieuse sur le site www.assuredentreprendre.fr.

Organisé par Gan Assurances, avec le avec le soutien de Réseau Entreprendre, ce concours a pour ambition de mettre à l’honneur des chefs d’entreprise qui ont lancé un concept innovant, qui s’attaquent à de nouveaux marchés ou à des marchés considérés comme fermés et très concurrentiels… qui osent faire de leur passion un métier et créent de nouveaux emplois dans toutes les régions de France !

Les candidats en lice cette année (tous lauréats Réseau Entreprendre) sont les suivants :

  • Geoffroy Millet : Repreneur de la société auvergnate D’Ennery spécialisée dans le textile, il a pour objectif de maintenir le made in France et d’innover avec de nouveaux produits textiles et bientôt connectés !
  • Jérôme Villeminot : Pour partager sa passion pour le surf, il crée Waves in City, un complexe de loisirs et de sport pour permettre la pratique du surf en ville !
  • Christelle Tourrès, la nounou à la carte ! Elle crée La maison des Bibie’s, une crèche solidaire permettant à des personnes en situation précaire de faire garder ponctuellement leur enfant
  • Mathieu Chauvin, fondateur d’OptionWay, un site de vente en ligne de billets d’avion où c’est
    l’acheteur qui fixe le prix de son billet !
  • Virgile Delporte, à l’origine d’un site pédagogique pour démocratiser le testament et
    parler succession, sujet tabou en France.

Le Prix sera remis le 3 février prochain, lors du Salon des Entrepreneurs qui se tiendra au Palais des Congrès de Paris.

En savoir plus et voter pour l’entrepreneur le plus audacieux

"Nous nous sommes surpris à pratiquer un journalisme d’empathie, nous, les spécialistes du négatif" [Le Monde]

By | L'actu des médias, Le Lab | No Comments

Nous publions ici un extrait de l’article de journalistes du Monde ayant couvert les événements du 13 novembre 2015 (En mémoire du 13 novembre, par Sylvie Kauffmann et Aline Leclerc), qui est intéressant notamment pour son caractère introspectif. Les journalistes mettent en évidence la pratique d’un « journalisme d’empathie », qui fait écho aux travaux de Reporters d’Espoirs sur le journalisme de solutions, et aux analyses de médecins et psychiatres tel Serge Tisseron qui a particulièrement étudié la notion d’empathie.

En mémoire du 13 novembre

« Nous avons beaucoup appris de ce Mémorial. Bien plus que nous ne l’avions anticipé, lorsque nous avons lancé ce projet, la nuit des attentats, sous le choc d’un bilan qui n’était encore « que » de 40 morts, mais qui s’alourdissait d’heure en heure. L’idée, très simple, était, précisément, de ne pas limiter ces victimes à un bilan, de rendre à chacune son nom, son visage, son histoire. Pour les garder en mémoire, collectivement.
Nous avons d’abord beaucoup appris sur eux, les 130 morts du 13 novembre. […]

Journalisme d’empathie

[…] Au fil des jours, malgré nous, ce Mémorial, projet journalistique, s’est doublé d’une dimension sociale qui nous a échappé. Notre distance habituelle, ce cynisme si mal compris à l’extérieur mais qui nous sert de rempart parfois, tout s’est écroulé devant cette nouvelle proximité. Nous nous sommes surpris à pratiquer un journalisme d’empathie, nous, les spécialistes du négatif, les experts de la noirceur. Nos boîtes e-mail internes se sont remplies d’échanges d’étranges impressions (« Ça me fait vraiment mal de pénétrer ces foyers brisés, et un peu de bien d’écrire, pour une fois, des choses gentilles 😉 », « Cette douleur, tu prends ça en pleine face, ça fait pleurer… »), en même temps que nous nous sentions portés par l’adhésion des lecteurs, chaleureusement exprimée, à notre démarche, que beaucoup ont jugée nécessaire. « Un hymne à la vie », nous a écrit un lecteur. Ça non plus, nous n’avions pas l’habitude.

Peu à peu, les journalistes se sont retrouvés dépositaires d’une mémoire, la mémoire du 13 novembre. Un lien de confiance s’est établi avec les familles endeuillées. « Je prends ça comme un autre métier : écrivain public », a résumé une journaliste aguerrie, l’une des nombreux auteurs de portraits. Ce récit collectif ne doit pas s’arrêter là. Nous le poursuivrons donc, avec ceux qui vont continuer à vivre sans les êtres aimés et ceux qui ont survécu à leurs blessures. Les survivants du 13 novembre. »

> Retrouvez l’article intégral sur le site du Monde

Le Parisien, La Croix, Libération : bonnes nouvelles, solutions et héros à l'heure du Réveillon

By | Revue de presse | No Comments

31 décembre : c’est l’heure des bilans et des rétrospectives pour l’année 2015. Zoom sur quelques médias qui ont choisi de mettre en Une des raisons de se réjouir, ou mieux encore, des initiatives porteuses de solutions concrètes.

leparisien-cover-31122015Le Parisien titre « N’oublions pas les bonnes nouvelles », et met en avant 15 initiatives et histoires, « certaines hypermédiatisées, d’autres injustement passées inaperçues »

«Les bonnes nouvelles sont toujours retardées et les mauvaises ont des ailes. » Cette formule de Voltaire s’applique parfaitement à 2015. L’ultra-violence terroriste, la montée de l’intolérance et la persistance du chômage ont plané sur l’année qui s’achève. Mais au moment du bilan, il est important de regarder au-delà de ces nuages menaçants. On y découvre d’autres histoires, belles, authentiques, toutes porteuses d’espoir. Et puisque l’heure des bonnes résolutions approche, en 2016, promis, nous accorderons à ces informations la place qu’elles méritent. Sans retard.

Edito de Frédéric Vézard, directeur adjoint de la rédaction du Parisien
Le Parisien, 31 décembre 2015

Sur le site du Parisien
> Retrospective : les beaux moments de 2015
>
Rétro 2015 : de vraies raisons de se réjouir malgré tout

lacroix-cover-31122015La Croix met à l’honneur des héros « ordinaires » qui « font le bien sans faire de bruit »

Parmi eux : « Aman Bejaoui : Sauver des vies au Bataclan », « Sidonie Flahaut : Améliorer le quotidien de la « jungle » de Calais« , ou encore « Arash Derambarsh : En finir avec le gaspillage alimentaire »

Fidèle à sa ligne éditoriale, « […] La Croix a voulu aujourd’hui rendre hommage à tous ceux qui, jour après jour, font le bien sans faire de bruit. Ils sont présents partout. Auprès des blessés, des malades, des réfugiés, des esseulés, des égarés. Ce qu’ils font est souvent peu de chose mais, selon l’expression désormais consacrée, « ils font leur part ». Et c’est grâce à la somme de tous ces petits gestes que le tissu social ne craque pas, que l’humanité reste debout. Telle est la force faible de la bonté. Elle sera toujours présente dans l’année qui vient. C’est pourquoi nous pouvons y entrer l’esprit lucide mais le cœur en paix. […] »

 

Sur le site de La Croix
> L’édito de Guillaume Goubert, directeur de la rédaction
> Les bonnes nouvelles de 2015

liberation-cover-27-12-15Et toujours… : Libération récidive avec la 9e édition du « Libé des Solutions », un numéro spécial créé en 2007 avec Reporters d’Espoirs

Paru lundi 27 décembre, le 9e Libé des solutions fait la part belle à l’économie collaborative et l’économie du partage, mais aussi à des enseignants qui innovent dans leur pédagogie, à des chercheurs qui anticipent les conséquences du réchauffement de la planète, ou encore à des architectes qui œuvrent au « logement sur-mesure ».

Quelques initiatives des médias pour la COP21

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On refait la planète, RTL
L’originalité :
Faire appel à une personnalité légitime du monde de l’exploration scientifique et de l’environnement, Jean-Louis Etienne.

Du 27 juillet au 14 août, l’émission de débats On refait le monde laisse place à une émission dédiée aux enjeux climatiques, chaque soir de la semaine de 19h15 à 20h. Pour l’occasion, l’antenne fait appel à l’explorateur et médecin Jean-Louis Etienne qui fait office de présentateur-modérateur aux côtés de Florence Cohen, animatrice de la tranche «RTL soir», de 18h à 20h. Le duo reçoit chaque soir grands témoins, experts, scientifiques, membres d’ONG, élus, chefs d’entreprises… parmi lesquels Laurent Fabius, Pierre Radanne (expert des questions énergétiques, ancien président de l’ADEME, président de l’association 4D).

L’émission fait œuvre de pédagogie, s’efforçant de mettre en lumière des solutions – citoyennes, entrepreneuriales, publiques -, sans relativiser l’ampleur des problèmes. Et incite les individus à agir indépendamment des issues de la conférence climat. «Même si le message à Paris n’est pas enthousiasmant, espérons qu’il va y avoir des solutions claires d’encouragement. N’oublions pas que nous sommes chacun acteur du climat. Si l’ensemble des habitants de la planète prend ses responsabilités, il y aura des solutions », insiste Jean-Louis Etienne.

Les intitulés mêmes des émissions sont orientés sur le volontarisme :
« Des transports verts et performants, c’est possible ? », « Les citoyens se mobilisent face à l’urgence climatique », « Comment peut-on, à notre échelle, faire bouger les lignes ? », ou encore « Comment réussir la transition énergétique ? »

 

france info#maplanète, France Info
L’originalité :
Labelliser, à l’antenne, les solutions aux problématiques climatiques approuvées par un comité d’experts.

Attribué par le Comité Climat France Info à l’unanimité, le #maplanète distingue les initiatives qui apportent des solutions aux problématiques environnementales.

Le comité climat France Info :

– Anne-Laure Barral, journaliste spécialiste du Climat et développement durable sur France Info
– Yann Arthus-Bertrand, journaliste, photographe, reporter, engagé en faveur de l’environnement
– Catherine Chabaud, journaliste et première femme à avoir terminé un tour du monde à la voile, en solitaire.
– Pascal Delannoy, journaliste, sur France Info
– Gérard Feldzer, ancien pilote et commandant de bord, spécialiste de la question des transports et d’environnement sur France Info
– Roland Jourdain, navigateur, vainqueur de la Route du Rhum 2006 et en 2010 en monocoque
– Alix Mazounie, membre et conseillère de Réseau Action Climat
– Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, ingénieur au CEA, au sein du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, membre du GIEC
– Pierre Radanne, expert des questions énergétiques et écologiques, spécialiste des politiques énergétiques de lutte face au changement climatique

La minute verte, France Bleu

la minute verte
L’originalité :
Décrypter l’actualité de l’environnement en partant d’initiatives « vertes » avec Valérie Barbe.

 

 

 

 

•  800 SUJETS • Sur TF1

L’originalité :
Axer massivement la ligne éditoriale sur les solutions

« Il y a encore 5 ans, on parlait de  ‘‘catastrophe climatique’’ sans proposer de réponses techniques et économiques. Désormais, beaucoup d’acteurs, dont les entreprises, ont des solutions à faire valoir. Encore faut-il qu’elles soient connues et qu’une attente se manifeste de la part des consommateurs ! Nous remplissons pleinement notre rôle en informant et sensibilisant régulièrement les téléspectateurs à l’antenne d’Ushuaïa TV, dans les bulletins météorologiques et dans les journaux télévisés de TF1 et LCI. Près de 800 sujets sont consacrés chaque année à l’alerte climatique comme aux solutions qui émergent dans tous les domaines : isolation des habitats, nouvelles formes de mobilité, économie du partage, lutte contre le gaspillage, produits biologiques, production locale et circuits courts… […]. Nous favorisons les sujets porteurs d’espoir ; ils montrent que l’on peut changer le monde avec des exemples formidables à l’appui.» Catherine NAYL, pour le Groupe TF1

 

• LA PROGRAMMATION SPÉCIALE • France Ô

L’originalité :
Mettre en parallèle problèmes et initiatives de métropole et d’outre-mer en prenant en considération les spécificités de l’insularité ainsi que les enjeux convergents.

« Les populations (politiques compris) d’outremer — plus exposées aux catastrophes naturelles — cherchent des ouvertures. Il s’agit de leur montrer que des solutions existent. » Sophie Lonete, journaliste à France Ô

 

•  KEEP IT IN THE GROUND • The Guardian
La campagne du Guardian sur le changement climatique

L’originalité :
Toute une rédaction s’engage fermement contre les fossiles à travers le récit d’initiatives dans l’énergie solaire.

« Keep it in the ground, the Guardian’s climate campaign […] is making a shift in direction to tap into a rare commodity in the climate debate — hope. » The Guardian

• Une bonne claque (au service de la planète) • France TV

claque stark

L’originalité
15 personnalités découvrent à quel point un geste simple peut impacter positivement notre environnement.

"COMMENT JE ME POSITIONNE FACE À CET ENJEU CITOYEN ?"

By | Non classé | No Comments

Lorsqu’on les interroge sur la question de leur engagement, les journalistes expriment des opinions divergentes qui renvoient au débat sur la neutralité journalistique. Pour Jean-Baptiste Comby, le militantisme écologique des années 70 serait devenu moins prégnant et les sujets moins politisés, au fur et à mesure que se serait institutionnalisée une nouvelle spécialité journalistique – celle de l’environnement.

 

√ JE RAPPORTE LES FAITS, RIEN QUE LES FAITS

«  Mon avis n’intéresse pas les auditeurs. Je suis là pour rapporter ce qui se passe, les opinions, les débats, les arguments, les contre-arguments. Après, ce que mon auditeur fait de l’information médiatisée, je n’en sais rien. Le journaliste ne peut pas s’inventer avocat, médecin, politique, agriculteur, psy ou militant écolo. Peut-être que vous avez rencontré des journalistes militants mais moi, je ne fais pas de choix politiques pour mes auditeurs. »  Anne-Laure Barral

 

√ RESTER « NEUTRE » N’EST PAS TOTALEMENT ÉVIDENT

« Si je fais mon travail de journaliste, en donnant la parole à tout le monde, en établissant les faits, en croisant les sources, j’avoue que rester totalement « neutre » n’est pas évident quand on suit les sujets environnementaux. Car plus on creuse, plus on enquête, plus on se rend compte de la gravité de la crise environnementale dans tous les domaines (climat, biodiversité…) et de la nécessité urgente de la résoudre. On se rend compte qu’il en va du devenir de l’humanité, de nos conditions de vie sur Terre. Or beaucoup d’intérêts privés freinent toute action en ce sens, de façon souvent cynique, révoltante. Il me semble qu’il est de mon devoir de dénoncer cela, en me basant toujours sur des sources solides et en citant celles-ci. Et de montrer qu’il existe des alternatives crédibles au système actuel. Un journaliste est aussi un citoyen. » Coralie Schaub

 

√ JE MONTRE DES SOLUTIONS POUR AIDER NOS SOCIÉTÉS À RAISONNER AUTREMENT

« Ma priorité ultime en tant que journaliste et citoyen, c’est la crise climatique. J’ai cette conscience qui m’a été transmise par mes parents … C’est presque une discipline de vie et, en tant que journaliste, ma force, c’est de pouvoir montrer les solutions, les territoires, les villes, les citoyens qui se sont convertis à l’écologie. On peut convaincre que ces changements-là sont possibles, et qu’ils sont déjà en marche !  Il nous faut aider nos sociétés à raisonner autrement. » Jean-Baptiste Bouvet

 

√ JE N’AI AUCUN PRISME PARTICULIER

« Je n’ai un prisme ni éducatif, ni politique, ni thématique. Je veux juste que mon article soit lu et plaise au lecteur. On construit l’article avec des cassures de rythme, des relances. Les journalistes sont des gens qui racontent des histoires, mais des histoires vraies. » Gilles Van Kote

 

√ IL FAUT SE BATTRE POUR DÉFENDRE CES ENJEUX

« Être un bon journaliste écolo sans être écolo, je ne vois pas trop comment c’est possible parce qu’il faut se battre pour défendre ces enjeux. » Jade Lindgaard

La spécialiste du climat chez Médiapart compare d’ailleurs volontiers les enjeux climatiques aux enjeux sociaux du XIX°s :

« Les intellectuels militants et les syndicalistes qui se battaient, à l’époque, pour mettre en place le système de protection sociale, luttaient pour des enjeux aussi gigantesques qu’aujourd’hui, avec le climat. […] Il y a un vrai parallèle et c’est la raison pour laquelle être journalistique sur ces questions, en France, doit passer par le même type d’engagement. ».

Dans la bouche de Jade Lindgaard, le terme « engagement » n’est pas anodin :

«  Le mot engagement veut dire plusieurs choses. Moi, je l’entends dans le sens de dénoncer une situation, un système de pouvoirs destructeur, à la fois de l’écosystème, mais aussi des conditions de vie. Il produit des inégalités environnementales, des inégalités par rapport à la santé, etc. Décrire ce système, être journaliste engagé, ça ne veut pas dire ‘’produire diatribes sur diatribes’’. Non, c’est un engagement dans la description de cette réalité et des faits. […] Il faut donner à entendre des témoignages et documenter une situation. Si mon horizon est de montrer à quel point la lutte contre le changement climatique est un enjeu de société majeur, ma stratégie pour y parvenir – et ma façon d’alimenter ma réflexion – c’est de passer par l’enquête. L’enquête et l’information journalistique. »

Comment médiatiser la COP21 ? Le point de vue du journaliste – Anne Tezenas du Montcel

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Co-directrice de l’ouvrage « Voyage de l’anthropocène. Cette nouvelle ère dont nous sommes les héros », Anne Tezenas du Montcel s’intéresse, dès 2011, aux questions climatiques. C’est avec ce livre que l’ « aventure climatique » débute pour la journaliste. Depuis deux ans, elle suit les COP en immersion au sein de la présidence de la COP pour Le Parisien magazine et prépare un ouvrage sur le sujet.

Lire l’entretien avec Anne Tezenas du Montcel en version PDF

Pourquoi un tel intérêt pour la question climatique ?

La question climatique est bien plus qu’une série d’inquiétudes et de catastrophes. Elle ne se résume pas à des changements de température. C’est aussi l’occasion de créer un monde nouveau. De bouleverser nos systèmes. Mettre d’accord 195 pays semble irréaliste et pourtant c’est bien ce dont il est question : c’est toute la beauté des utopies. Elles sont inatteignables, mais elles entraînent l’Homme dans une incroyable dynamique, elles sont moteur d’innovations, de créations, elles poussent les sociétés à se dépasser et à s’améliorer. D’énormes progrès ont été faits et la prise de conscience est, chaque jour, un peu plus forte. On n’est plus au même stade qu’en 2009, avec Copenhague. Le monde de la finance bouge, celui des entreprises également. Les sociétés sont en marche vers de nouveaux modèles.

En quoi les COP participent-elles de ces changements ?

Il s’agit d’un processus d’évangélisation : grâce aux COP, les pays d’accueil intègrent la question climatique, elle devient audible dans le milieu politique et gagne en visibilité au sein de la société civile. C’est une donnée essentielle qu’il ne faut pas sous-estimer.

Quels conseils pouvez-vous donner aux journalistes qui relaieront la COP21 ?

Garder une focale très large. L’écueil dans lequel les journalistes non-initiés risquent de tomber, c’est d’adopter un regard photographique. Faire du « One shot » en ne rendant compte que des négociations du jour, s’attendre à des mesures concrètes aux impacts immédiats et conclure à un échec cuisant – parce que trop abstrait et hermétique. Au contraire, en tant que leaders d’opinion, le rôle des médias est fondamental : ils doivent appréhender la COP sur le temps long et montrer les évolutions qui, peu à peu, nous libèrent d’une société industrielle vieille de 200 ans.

Comment montrer ces évolutions ?

Tout l’enjeu est de créer une rupture entre le monde d’hier et celui de demain. Le chemin est forcément long et progressif, mais nous l’avons déjà commencé. Les médias doivent en rendre compte et créer un effet de bascule entre ces deux ères. Tout ne se joue pas sur un mois, il ne faut pas se cantonner aux négociations, mais regarder les évolutions économiques et sociétales qui émergent. Chaque COP apporte un nouvel élément pour un nouveau système, pour la mise en place d’une nouvelle société dont nous sommes les acteurs. Le rayonnement est bien plus large que la COP 21. Des solutions émanent partout dans le monde. Pour les relayer, les journalistes pourront aller interroger les porteurs de solutions au Grand Palais par exemple. Une exposition « Solutions COP21 » y sera organisée du 4 au 10 décembre 2015. Le site du Plan d’actions Lima-Paris est également une source intéressante pour découvrir toutes les initiatives entreprises dans le monde, par des acteurs étatiques et non-étatiques (newsroom.unfccc.int/lpaa-fr). Médiatiser les solutions d’une part et se plonger dans les négociations d’autre part permet d’avoir une couverture médiatique plus globale. Dernier point : il ne faut pas être impressionné par la complexité du jargon diplomatique. Les enjeux sont tels qu’un langage spécifique est nécessaire : les nuances, les détails et précisions permettent aux États d’arriver à un consensus. Les journalistes pourraient, pour commencer, lire les travaux du groupe de travail de l’ADP (The Ad Hoc Working Group on the Durban Platform for Enhanced Action). Et puis interroger les experts qui seront sur place, au Bourget, bien sûr •