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28/3/2017 Événement La France des solutions – Villa Méditerranée Marseille

By | agenda, FRSOL, FRSOL2017 | No Comments

A l’occasion de son « Tour de La France des solutions », Reporters d’Espoirs s’associe à la Villa Méditerranée et vous donne rendez-vous mardi 28 mars à 19h pour une rencontre à Marseille.

LA FRANCE DES SOLUTIONS
Des marseillais qui bâtissent l’avenir

Avec :

Gilles Vanderpooten, journaliste et directeur de Reporters d’espoirs, Aurèle Cariès, éditrice, Laurent Laik, fondateur de la Varappe, Vincent Nicollet, directeur d’Acta Vista, Nathania Cahen, journaliste, Tarik Ghezali, fondateur de Marseille Solutions

A l’occasion de la sortie du livre « la France des solutions », Gilles Vanderpooten, journaliste et directeur de Reporters d’espoirs, rassemble un plateau d’acteurs et de chercheurs de solutions, comme on est chercheurs d’or ! Un plateau qui se veut tonique, innovant, inspirant.

Expériences nouvelles, élans et projets collectifs, initiatives insolites ou de longue haleine, nombreux sont les exemples à Marseille et dans la région ! La Varappe développe des services d’insertion ciblés liés au travail temporaire et à l’environnement (1500 personnes employées) ; Acta Vista depuis 15 ans, forme aux métiers du patrimoine les plus éloignés de l’emploi et les transforment en bâtisseurs de leur propre avenir. Les salariés de Scop TI, organisés en coopérative, soutiennent un mode de production et de consommation différent. Au delà de l’exemplarité des cas qui seront présentés, le débat s’ouvrira aux initiatives diverses et hors PACA, qui pourraient ici ou là faire germer les solutions d’avenir.

 

En partenariat avec La Tribune, l’AMSE, la Fondation IMéRA  et la Commission Économique pour l’Afrique des Nations Unies.

 

 INFORMATIONS PRATIQUES 

 

Entrée libre – Sur réservation

Horaire : 19h

Par mail à billetterie@villa-mediterranee.org

Par téléphone au 04 95 09 42 70 

 

> En savoir [+] sur le site de la Villa Méditerranée

La France des Solutions 2016 : elle avance, elle est là !

By | FRSOL, L'actu de Reporters d'Espoirs | 2 Comments

Le 10 octobre 2016, La France des Solutions a fait résonner la parole des acteurs de changement dans l’hémicycle du Palais d’Iéna, siège du Conseil Économique Social et Environnemental (Cese). Pour cette 4e édition, Reporters d’Espoirs a fait les choses en grand, soutenue par ses partenaires, la Caisse d’Epargne Ile-de-France (partenaire majeur) et Gan assurances.
Les 500 participants ont pu, au fil d’interventions vivantes et pleines d’espoir, découvrir les initiatives d’acteurs « de solutions ». Dynamiques et visionnaires, les « pitcheurs » et débateurs sont parvenus à faire rimer emploi et management avec ré-enchantement, ruralité avec innovation, et humanités avec créativité. Des thèmes et un esprit dont 33 médias (Le Parisien Magazine, Le Figaro, Sud Ouest, Nice Matin, Ouest France, TF1, France Info, L’Étudiant…), se sont fait l’écho tout au long de la semaine du 10 au 16 octobre.

Un événement animé par Sophie Jovillard, journaliste sur France 5, et dynamique ambassadrice de Reporters d’Espoirs.

Retrouvez l’événement en vidéo sur notre chaine YouTube

 

C’est Jean-Louis Étienne qui le premier nous a invité à ne pas repousser nos limites, mais à apprendre à les découvrir.
Encouragé par Sophie Jovillard, le médecin et explorateur a lancé : « Les Français sont imaginatifs. Nous sommes un petit pays intense, doté d’une jeunesse de grand niveau. Nous disposons de grands gisements, nous avons juste besoin d’un petit peu plus d’audace ». L’auteur de Persévérer a exhorté son auditoire : « Soyez efficace sur votre zone d’influence. Être habité par une idée, c’est rare. Il faut résister aux tentations de l’abandon, persévérer, ne pas lâcher celle qui vous porte ».

Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, et présidente de la COP21, a rappelé les initiatives de protection de l’environnement qu’elle a impulsé et qui veulent mobiliser les acteurs du territoire dans le cadre de « l’Agenda des Solutions ». « Il faut croire que l’impossible peut devenir possible », a préconisé madame la Ministre.

De la persévérance, Zahia Ziouani n’en manque pas. La chef d’orchestre et directrice musicale de l’orchestre symphonique Divertimento, créé en 1997 dans le 9-3, a évoqué son parcours d’apprenti-musicienne. Issue d’une famille modeste d’origine maghrébine de la ville de Saint-Denis, elle est parvenue au fil des ans et des partitions à transformer ses faiblesses en atouts. Aujourd’hui, Divertimento réunit 70 musiciens de la région parisienne et mène de nombreuses actions de sensibilisation à la musique. « La transmission est essentielle, explique la musicienne, il faut être innovant, créatif, décloisonner les univers, mener des projets participatifs qui réunissent des intervenants venus d’horizons différents. »

À propos d’horizon, l’intervention de Didier Patault, président de la Caisse d’Épargne Île-de-France et mécène de Reporters d’Espoirs, a contribué à l’enthousiasme qui régnait ce jour-là au Cese. « La Caisse d’Épargne existe depuis bientôt 200 ans, nous sommes persévérants par nature. Nous avons le moral et nous essayons de le véhiculer. On accompagne volontiers les porteurs de projets, à ce titre, nous sommes fiers de participer au développement économique du territoire francilien. Nous, on prête ! Et nous sommes fiers de ce que nous accomplissons chaque jour. »

Développer le territoire France et son attractivité, c’est précisément la mission de Muriel Penicaud, directrice générale de Business France : « Nous sommes là pour permettre aux start-up et entreprises françaises d’avoir l’audace de s’internationaliser » décrit-elle, rappelant que l’export représente 5 à 6 millions d’emplois en France auxquels s’ajoutent 2 millions d’emplois créés par des investisseurs étrangers. « Comment aller plus loin, plutôt qu’avoir peur de nous-mêmes ? Regardons la créativité au m2, elle est forte en France ! Si on ne regarde que ce qui paralyse, on finit par s’inhiber soi-même » constate-t-elle, rejoignant Laurent de Chérisey, cofondateur de Reporters d’Espoirs.

 

1. RÉ-ENCHANTER TRAVAIL, EMPLOI ET MANAGEMENT

Le thème du travail s’est fait enchanteur grâce au témoignage de Cécile Dejoux, « la prof aux 100 000 étudiants », conceptrice de Mooc (Massive Open Online Course) innovants, qui nous a rappelé ses trois convictions : la France regorge de talents reconnus à l’international ; elle a une carte à jouer dans le monde numérique ; il faut parier sur les compétences de l’homme. « Oser, se tromper, c’est une façon d’apprendre », a-t-elle partagé.

Michel Hervé, pionnier de la « démocratie concertative » au sein de son entreprise éponyme, a renchérit en rappelant que « Lorsque l’on ne sait pas où l’on va, il faut regarder d’où l’on vient ». Lui a fait de la politique (comme Maire de Parthenay dans les Deux-Sèvres) tout en développant le Groupe Hervé, (2800 salariés, 30 entreprises) spécialisé dans la conception, l’installation et la maintenance de systèmes et technologies utilisés dans le bâtiment. « Dans mon entreprise, tout le monde est entrepreneur, affirme-t-il. Ensemble, nous créons de la force afin de prendre des décisions collectives. Nous faisons fraternité, ce qui nous donne la force d’être en permanence en capacité d’innovation, de faire preuve de souplesse dans un monde en constante évolution. »

Christophe Barbier, directeur de la Scop La Belle Aude, qui fabrique des crèmes glacées, a redit la nécessité de lutter pour reconstruire. « La lutte des glaces », voilà le slogan de celui qui, avec vingt autres ouvriers, ont repris il y a deux ans leur entreprise au terme d’une bataille avec l’actionnaire de l’époque, pour la transformer, sauver leurs emplois, et monter en gamme tout en œuvrant aux circuits courts…  Audacieux, à l’instar de son entreprise devenue coopérative, animée par « le sens du goût et le goût du sens » et qui valorise un territoire, l’Aude.

Deux « experts » ont réagi à ces initiatives, pour les prolonger et les recontextualiser. Pour Sylvie Brunet, présidente de la section Travail et emploi du CESE, professeure associée à Kedge Business School, « Il faudrait réinventer le travail, passer du travail à l’œuvre ». Patrice Mavilla, directeur Économie sociale, santé et institutionnelle de la Caisse d’Épargne IDF, a aussi invoqué l’urgence de retrouver « le goût du sens ».

 

2. TERRITOIRES EN TRANSITION

« Prenons soin de la Terre », c’est ainsi que Thierry Geffray, agriculteur et cofondateur de l’association Biovallée -qui, dans la Drôme, œuvre à l’aménagement et au développement d’un territoire rural européen de référence en matière de développement durable- a ouvert le débat consacré à la ruralité. École de la nature, agriculture collective, continuum entre approche technique (l’agriculture biologique) et réflexion sur l’Humain, furent les maîtres mots de son intervention.

Philippe Guerret, président de M2i Life Sciences, une entreprise qui depuis 2012 imagine des produits de biocontrôle agricole à partir de phéromones, milite en faveur de « cultures sans pesticides ». Une entreprise « made in France », de la recherche et développement à l’industrialisation.

Quant à Caline Jacono, elle dirige OHT, start-up fondée en 2011 qui développe et propose des solutions innovantes et écologiques pour traiter les eaux et les sols pollués par des hydrocarbures,

Parmi les experts, Cécile Claveirole, journaliste, agronome et rapporteure au CESE d’un avis sur « La transition agroécologique », elle a insisté sur les pratiques permettant de transformer l’agriculture vers des systèmes alimentaires plus durables.

 

3. STIMULER CITOYENNETÉ & DÉMOCRATIE

Patrick Bernasconi, président du Cese, Jo Spiegel, maire de Kingersheim dans la région Grand Est, et Léonore de Roquefeuil, cofondatrice de voxe.org -un comparateur de programme politique lancé en 2012- nous ont convaincu de l’importance de stimuler la démocratie.

Pour le premier, « il est nécessaire de bâtir du consensus ». Le deuxième a rappelé que « la démocratie doit être édifiante. Le pouvoir naît quand les hommes travaillent ensemble, il disparaît quand les hommes se dispersent ». Quant à la troisième, elle assure que « l’apathie politique chez les jeunes est un mythe ».

 

4. DES MÉDIAS  & DES ACTES !

10 journalistes, directeurs de rédactions et rédacteurs en chef, ont explicité leur engagement aux côtés de Reporters d’Espoirs dans la « semaine des solutions ».
Parmi eux :

CLAIRE ALET, RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE, ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES
AUDE SERES, RÉDACTRICE EN CHEF, LEFIGARO.FR
STEPHANE CALMEYN, DIRECTEUR DE LA RÉDACTION, SELECTION READER’S DIGEST
ANTOINE GUÉLAUD, DIRECTEUR DE LA RÉDACTION, TF1
JULIETTE SALIN, RÉDACTRICE EN CHEF, LE MONDE DES ADOS
VALÉRIE BARBE, JOURNALISTE, FRANCE BLEU
ANTONIN AMADO, RÉDACTEUR EN CHEF NOVETHIC
FRANCOIS VEY, RÉDACTEUR EN CHEF, LE PARISIEN MAGAZINE

Entre le 7 et le 15 octobre, 33 médias partenaires ont joué le jeu de produire et proposer à leurs auditeurs, téléspectateurs, lecteurs, internautes -soit plus de 20 millions de français en audience cumulée- des contenus sur des initiatives constructives.

5. La France des solutions Académie

Non seulement la jeunesse n’est pas apathique, mais elle est inventive ! La preuve avec La France des Solutions Académie qui nous a donné l’occasion de découvrir les projets novateurs de quatre jeunes de moins de 26 ans à la faveur de pitch de quatre minutes, top chrono !

  • Dans la catégorie Solidaire, Alexandre Valensi a défendu Sport pour toit, association qui propose aux SDF de se réinsérer par le sport.
  • Plus écolo, Ecosec, pitché par Léa Egret et Vincent le Daheron, un concept de toilettes sèches design et pratiques.
  • Pour les Geek, Elliot Lepers a présenté 90 jours, une appli gratuite qui promet d’accompagner en trois mois et sans privation l’adoption d’un mode de vie écologique.
  • Enfin, plus « énergique », Zéphyr Solar, illuminé par Julie Dautel, un ballon photovoltaïque qui permettrait d’alimenter en énergie les 17 millions de réfugiés dans le monde.

C’est Zéphyr Solar qui a particulièrement conquis l’auditoire –vote à l’appui- et qui aura la chance de briller davantage –chacun remportant une visibilité médiatique- dans les médias partenaires de l’événement – notamment L’Etudiant et LCI.

Le BILAN de la France des Solutions 2016 | Reporters d’Espoirs

By | FRSOL, L'actu de Reporters d'Espoirs | No Comments

Cette année, La France des Solutions s’est déroulée l’après-midi du lundi 10 octobre au Palais d’Iéna. L’heure d’un premier bilan a sonné.

Plus qu’un événement, la France des Solutions s’est avérée être une expérience utile et inspirante réservée à 500 professionnels, entrepreneurs, dirigeants, managers, médias, réseaux et étudiants.

Une après-midi qui appelait à la mobilisation et qui a été ponctué par 4 temps forts : 
– Pitchs sur le réenchantement du travail, de l’emploi et du management ;
– Discussions autour d’un thème > « ruralité en transition, terre d’innovation » ;
– Pitchs et débat « Libertés, humanités, créativités » ;
– La France des Solutions Académie (offrir de la visibilité médiatique à de jeunes acteurs de solutions émergents et en devenir).

Au total, plus d’une vingtaine d’acteurs de solutions en provenance de toute la France ont participé à cette aventure totalement réussie.

La France des solutions 2016 au Conseil ƒconomique, Social, et Environemental.

La France des Solutions 2016 au Conseil Ďconomique, social, et environnemental.

Pour revenir sur la France des Solutions Académie, cette année 4 projets ont été présentés devant une assemblée remplie et un jury impliqué :
– Julie Dautel avec Zephyr Solar ;
– Eliott Lepers avec 90 Jours ;
– Léa Egret et Vincent le Daheron avec Ecosec ;
– Alexandre Valensi avec Sport pour Toit.

Julie Dautel, co-fondatrice de Zephyr Solar -concept de panneaux solaires « volants »- est celle qui a réussi à se démarquer le plus et se voit donc attribuer le Lauréat de l’Académie 2016.

La France des solutions 2016 au Conseil ƒconomique, Social, et Environemental.

Julie Dautel РZephyr Solar | La France des Solutions 2016 au Conseil Ďconomique, social, et environnemental.

Sur nos réseaux sociaux

Sur notre page Facebook, plus de 40 publications ont permis de toucher 115 000 personnes différentes en seulement une semaine !

Sur notre Twitter, l’engouement a été le même avec plus de 700 tweets reçus, 210 mentions et pas moins de 130 retweets.

La Semaine des Solutions

Pour la 2e édition, La Semaine des Solutions s’est tenue du 9 au 16 octobre, avec 30 médias partenaires de Reporters d’Espoirs qui se sont mobilisés pour diffuser des initiatives utiles aux citoyens sous la bannière commune « La France des Solutions« .

Une nouvelle édition prometteuse et inspirante qui n’aurait jamais été possible sans nos partenaires et mécènes. Merci à tous, et rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle France des Solutions !

Nos mécènes & partenaires
planche_partenaires2Nos 40 réseaux partenaires
reseaux-partenairesNos 30 médias partenaires de la Semaine des Solutions
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Energiculteurs de l’Oust, une innovation collective

By | Economie, FRSOL | No Comments

Douze agriculteurs et la Société Bretonne de Galvanisation (SBG) se sont regroupés pour donner naissance à l’unité de méthanisation agricole de La Chapelle-Caro.

Il aura fallu 5 ans d’études, d’interrogations, de longues heures de travail pour que l’unité de méthanisation agricole, de douze agriculteurs et de SBG, sorte de terre.

Après un an de construction, l’ensemble est sur le point d’être mis en service afin d’y recueillir les intrants (lisier de porc, vache et canard, fumier de vaches et de poulets, fientes de poules, tontes de pelouses,…). Des produits qui viennent des douze exploitations agricoles, un système d’auto-approvisionnement. Le site pourra accueillir également des tontes de pelouses de particuliers.

« Une panse de vache géante »

Ces intrants, liquides et solides, vont être mélangés afin d’atteindre la température de 38 °C. « La fermentation de ce mélange va produire du biogaz : du méthane. En fait, c’est comme une panse de vache géante », explique Pierre Daniel, président de la SAS qui a construit l’unité.

Le méthane récupéré alimente un gigantesque moteur qui produit de l’électricité qui sera revendue à EDF. En plus de cette énergie électrique, l’unité de méthanisation va également produire une énergie thermique : de l’eau chaude. Une partie de cette eau servira aux agriculteurs et une autre sera utilisée par SBG pour certains de ses travaux.

Si le biogaz est ainsi valorisé, « le processus de méthanisation va également produire du digestat qui lui aussi va être valorisé. Il sera épandu comme fertilisant sur nos propres cultures. Ça limitera nos achats d’engrais », confie Pierre-Giles Chedaleux, vice-président de la SAS.

2 500 000 € d’investissement

Cette innovation collective offre donc de multiples avantages. « Les objectifs de ce projet sont d’ordre économique, social et environnemental », rappelle Pierre Daniel.

Économique car ces nouveaux énergiculteurs, après plusieurs années, vont avoir un retour sur investissement et ainsi la possibilité de diversifier leurs revenus. « Mais tous les associés sont d’abord des éleveurs qui doivent vivre de leur production. Cette unité de méthanisation est un complément de revenus. »

La naissance du site permet la création d’un emploi. Le fonctionnement des exploitations ne sera donc pas perturbé. Les études prouvent un impact positif sur la réduction de gaz à effet de serre.

Le coût de l’investissement est de 2 500 000 € dont 33 % sont couverts par des subventions du conseil départemental, du conseil régional et de l’Ademe.

Source : Energiculteurs de l’Oust, une innovation collective

Et si on bradait des paniers alimentaires de produits moins beaux au lieu de tout jeter? – Var-Matin

By | Economie, FRSOL | No Comments

Dans les magasins primeurs Vert Tendre, on ne jette pas. Les fruits et légumes déclassés sont vendus dans des paniers variés, pas chers, qui partent comme des petits pains.

4,90 € les 5 kilos de légumes ou de fruits haut de gamme. Alléchant! C’est vrai, ils sont moins beaux que ceux des étales, un peu défraîchis, mais tout à fait consommables. Si cette enseigne de primeurs n’avait pas choisi de les brader en paniers variés, ils seraient partis à la poubelle.

Lire la suite sur : Et si on bradait des paniers alimentaires de produits moins beaux au lieu de tout jeter? – Var-Matin

La fabrique du Loch, un lieu où l’on partage – Ouest France

By | FRSOL, Société | No Comments

Ouvert depuis fin avril, le fab lab alréen compte déjà plus de 130 adhérents. Des visites de découverte sont proposées tous les samedis.

« William n’avait jamais vu d’imprimante 3D ailleurs que sur Internet et en vidéo. Quand j’ai su qu’un fab lab avait ouvert à Auray, on s’est dit que c’était l’occasion de voir comment cela fonctionnait. » Thomas et ses deux fils, William, 12 ans, et Nicolas, 9 ans, ont profité hier des samedis de découverte proposés par La fabrique du Loch pour découvrir ce lieu, ouvert depuis fin avril.

Un fab lab est un atelier partagé où chacun peut venir utiliser des machines pour ses projets. Il en existe environ 90 en France. Brechois âgé de 61 ans, Bruno est aussi venu par curiosité, hier. « Je suis assez bricoleur, donc j’ai eu envie de voir. Auray est une petite ville. Je ne pensais pas qu’elle aurait un fab lab. C’est bien », sourit-il.

« Esprit d’échange »

Thomas est sur la même longueur d’ondes. « Cela fait plaisir de voir des choses bouger à Auray, des jeunes ayant des projets aussi novateurs. Que des gens se retrouvent dans un espace autour de projets communs, dans un esprit de partage et d’échange. »

Vendredi, comme tous les mois, le fab lab alréen organisait un « apéro projets ». « Les adhérents présentent leurs projets, décrit Arnaud Schweitzer, l’un des deux fabmanagers. Cela permet aux gens de se rencontrer, de participer selon leurs compétences. »

Cette semaine, quatre projets ont été présentés : une lampe connectée, un jeu vidéo en langage JavaScript, une initiative de l’École nationale et des sports nautiques de Saint-Pierre-Quiberon (un système vidéo pour l’entraînement), une robe avec des Led. Par exemple, pour cette dernière, la couturière alréenne qui souhaite la réaliser « cherche des gens pour l’aider ».

Jardinier, informaticien, architecte, menuisier, designer… La fabrique du Loch compte déjà plus de 130 adhérents, âgés de 12 à 76 ans. « Tout le monde se mélange », poursuit Arnaud Schweitzer. « C’est la richesse du lieu », observe Bruno. « Avec les compétences des gens qui ont envie de partager, on va sur la Lune : il n’y a plus de limites », termine le fabmanager.

À La fabrique du Loch, on peut mener à bien ses projets, professionnels ou privés. Des projets qui « mettent les gens en relation ». Comme ce garçon âgé de 12 ans venu la veille de la Fête des mères pour fabriquer une rose pour sa maman : un ingénieur quinquagénaire lui a apporté son aide.

Tous les samedis matin, visites-découvertes gratuites de La Fabrique du Loch, 8, rue Clemenceau. Tél. 02 97 58 47 04. Site : www.lafabriqueduloch.org

Petite Philosophie de la Solution – Première Partie

By | FRSOL, Le Lab | No Comments

Voici une question qu’on se pose souvent : « Quelle est la solution ? ». On nous la pose aussi souvent, et il n’est pas rare d’entendre comme réponse à notre idée que ce n’est pas la « bonne solution ». Parfois, plus drastiques encore, nous disons que quelque chose « n’est pas une solution ».

Une solution semble avant tout être une réponse. Une réponse à quelque chose qui s’est passé. L’étymologie du mot nous porte vers l’action de délier, d’effacer en séparant. En trouvant une solution, on trouve la façon de délier une situation emmêlée. Quelle est cette situation qu’on doit démêler ? Immédiatement, le binôme « problème – solution » vient à nos esprits. A partir du problème, on trouve la solution. Sa solution. Mais là, on brûle peut-être les étapes, mal conseillés par nos livres de mathématiques de l’école primaire. Nos maîtresses d’école nous demandaient de trouver la solution à un problème, mais le problème même était construit pour que nous trouvions une seule solution, la bonne. Résoudre le problème correctement mais de façon non orthodoxe était d’habitude source de trouble et de perplexité pour le pouvoir qui régnait sur la classe ! La structure même du problème, en fait, dépendait de la solution requise par un certain stade du programme.

Sortis des classes, les élèves font très vite face à des situations qui nécessitent des solutions, mais hélas bien plus floues que les problèmes que leurs professeurs leur assignaient. La volonté de satisfaire les contraintes des parents et les souhaits des camarades est un premier exemple de ce malaise. Ou encore, la nécessité de conjuguer le temps à passer avec le petit-ami et celui à dédier à la gymnastique. La nécessité de trouver une solution, d’agir, est posée avant tout par un malaise, un ennui (dans le sens de John Locke, précurseur des Lumières) –ou encore, dans les mots du pragmatisme américain, par une irritation de l’esprit. Le sujet mal à l’aise, irrité, doit trouver une façon d’agir pour remédier à cette sensation désagréable. À nouveau, pour la deuxième fois, l’étymologie nous vient en secours : « problème », en effet, est un mot venant du grec, et signifie ce qu’on a devant soi, obstacle. Avoir un obstacle devant soi, signifie que le sujet doit choisir dans quelle direction aller. Le malaise, donc, pousse à chercher une solution, engageant le choix d’une direction, qui elle-même reflète une interprétation du malaise, et définit alors le malaise comme un problème précis, passible d’action. Sans une solution qui illumine le malaise, qui le transforme en problème à résoudre, l’irritation reste et toute action est simplement aveugle. Qu’est-ce qu’un malaise sans solution, nous le verrons bientôt.

Pourquoi une solution doit-elle par essence pouvoir se répéter?

Mais trouver une solution au malaise ne signifie simplement pas le faire cesser. L’alcool et l’opium faisaient bien cesser temporairement le malaise des ouvriers anglais au XIX siècle, mais personne ne se songerait jamais à définir ces derniers comme des solutions. En effet, rien n’était démêlé par cette réaction au malaise. La pelote du malaise est bien démêlée si le malaise ne se reproduit plus, ou du moins, s’il y a une amélioration.Une solution doit avant tout s’évaluer sur sa portée  et sa répétabilité. Autrement dit, elle doit pouvoir être répétée en garantissant à chaque fois le même résultat attendu.

Voici un exemple qui nous aide à comprendre l’importance de la répétition comme critère essentiel de la définition d’une solution : ces cinq dernières années ont vu parmi les citoyens du Royaume Uni un malaise s’accroitre en ce qui concerne le chômage, le pouvoir d’achat, le sens de l’autonomie, ou encore l’appartenance ethnique et religieuse. Des formations et des acteurs politiques, dont le UKIP de Nigel Farage et, le conservateur Boris Johnson (ex maire de Londres), ont interprété le malaise comme étant le problème des contraintes imposées par l’Union Européenne au Royaume Uni. Ainsi, la solution à ces malaises était simplement la sortie du pays de l’Union. La logique du problème-solution a convaincu un nombre suffisant de citoyens pour que le référendum choc du 23 Juin 2016 penche en faveur de la sortie, le célèbre Brexit. En dépit des nombreux (et très médiatisés) repentants du Brexit, le résultat du referendum est vu comme un succès par les personnalités politiques qui ont poussé au referendum, et par la constitution d’une majorité au sein de l’électorat. Or, le Brexit peut-il être réellement vu comme une solution ?

 

Même sans juger ses conséquences pour l’Angleterre, le critère de la répétabilité semble mal respecté. En effet, comme pour tous les mouvements sécessionnistes, le risque est l’engendrement de contre-mouvements sécessionnistes qui cherchent à combler leur nouveau malaise par une répétition de la première solution, répétition souvent reçue assez froidement par ceux qui ont réalisé la solution en premiers. Concrètement, peu après le vote, le gouvernement Ecossais –qui n’a guère apprécié le résultat du Brexit,  a explicitement signifié vouloir répéter la même solution, en proposant un référendum pour décider de son indépendance face à l’Angleterre. Autrement dit : l’Ecosse, estimant que leur malaise était causé par leur appartenance au Royaume Uni qui venait de s’engager vers la sortie de l’Union Européenne, a de la même façon, considéré que la solution paraissait être la sécession avec le Royaume-Uni afin de rester dans l’Union Européenne. Entonnement, les premiers sécessionnistes n’ont pas du tout apprécié l’émulation et ont vite répondu qu’une répétition de la solution était « hors de question ». Visiblement, la solution incarné par le Brexit, a rapidement atteint ses limites quand à sa répétibilité…

 

Pourquoi tant se soucier de la répétabilité d’une solution ? Parce que, comme suggérait l’économiste Herbert Simon, nous sommes dans une situation continue d’économie cognitive : en d’autres termes, les informations, le temps et le pouvoir de réflexion sont limités dans la vie de tous les jours, une bonne solution doit être répétable dans des cas similaires à venir ou déjà présents, pour ne pas devoir recommencer le processus d’identification du malaise, de ses sources et des actions pouvant le soulager. Plus précisément, comme le Brexit nous le montre, il semble s’agir d’une répétition en perspective, ou réciproque : lorsqu’une solution est envisagée par certains, ils doivent considérés les effets pour ceux qui la subissent, ainsi la juger digne d’entre mise en avant (donc bonne) , c’est accepter d’être la partie qui subit la solution dans un contexte similaire mais dans la position renversé.

 

Mais comment pouvons-nous mieux comprendre cette idée du malaise ? Surtout, est-il possible d’y voir quelque chose de plus objectif ? Dans une vision plus scientifique, nous pouvons relier le malaise à la notion d’anomalie. Percevoir une anomalie, troublante et irritante, c’est percevoir un écart par rapport à nos attentes. Nos attentes peuvent être informées par des théories, comme dans le cas des sciences, mais aussi par la projection dans l’avenir de ce qui s’est passé jusqu’au présent : cette projection du passé dans le futur n’est évidemment pas neutre, mais inclue aussi des émotions, des jugements de valeurs, des idéologies, qui nous apprennent à voir la réalité d’une certaine façon et à y rechercher certains éléments comme plus désirables que d’autres.

 

Voyons donc à quoi cela nous porte, à partir d’un autre phénomène récent qui a eu beaucoup d’écho dans les médias et apparemment dans les esprits : le « burkini ». Sans se perdre dans sa complexe genèse on peut dire que le burkini, une tenue très couvrante qui permet –selon ces proposants– aux femmes de profiter de la plage tout en observant les prescriptions de la décence islamique, a créé un malaise parce qu’il s’agit d’une anomalie. Pas nécessairement une anomalie morale, mais une anomalie statistique : à partir des années Cinquante, nous avons constaté une progressive diminution de la portion de corps couverte par le maillot de bain, et un phénomène qui semble aller à l’envers de cette tendance est anormale. Si ceci est objectif, la codification du problème qui engendre le malaise, donc l’identification de la cause de l’anomalie, suit de la solution envisagée. Dans les sciences, la pire réponse à une anomalie est donnée par une « hypothèse ad hoc », quoi que parfois il s’agit de la seule réponse possible face au risque de devoir abandonner la théorie tout-court. Une hypothèse ad hoc ressemble à quelque chose comme : « la théorie T explique toutes les instances d’un certain phénomène X sauf l’instance particulière X1 ». Naïvement, on dirait que c’est l’exception qui confirme la règle, mais il n’en faut pas beaucoup pour comprendre que les exceptions ne confirment absolument jamais la règle. Un exemple de solution ad hoc regardant l’anomalie du burkini semble être une réponse légale qui simplement le déclare hors loi : « La Loi garanti aux citoyens le droit d’exercer leur liberté à condition que celle-ci ne soit pas nuisible aux autres sauf dans le cas du burkini ». Cette solution encadre le malaise dans un problème de vide juridique et en tant que tel y fait face. Mais est-elle réellement répétable ? Un système scientifique peut rester efficace avec une, deux, trois anomalies par defaut de mieux, mais un nombre excessif d’anomalies démêlées par des hypothèses ad hoc vont finalement entrainer la crise et la défaite de la théorie même : un effort législatif excessif ciblant le principe de la liberté individuelle, en outre de n’être pas viable au niveau de la démarche politique, risque finalement de remettre en discussion le principe même de la liberté individuelle. C’est une solution qui n’indique pas un chemin, qui ne peut pas être objet de répétions vertueuses, mais qui plutôt doit être clonée – et une caractéristique des clones est de maintenir tous les traits de l’originale, faiblesses inclues.

 

Comment agir, comment répondre à une anomalie comme le burkini sans avoir recours à une hypothèse ad hoc ? La solution, qui codifie le problème en même temps qu’elle décrit comment le démêler, peut suggérer d’agir sur deux éléments : sur les acteurs de l’anomalie, ou sur la perception même de l’anomalie?

 

Tommaso W. Bertolotti

Elles ont remporté le prix Reporters d’Espoirs du Web – L’Etudiant

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LES JEUNES ONT DE L’AVENIR ! Après leur formation en journalisme, Emma Roulin et Estelle Faure sont parties un mois et demi en reportage en Europe à la rencontre de 5 adolescents qui rêvent de changer le monde. À leur retour, elles ont réalisé un webdocumentaire qui leur a valu de décrocher le prix Reporters d’Espoirs du Web, le 12 octobre 2015.

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