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L’actu des médias

Le Top 5 des chroniques radios de la sélection Reporters d’Espoirs 2018

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Les nommés au Prix Reporters d’Espoirs

Durant 12 mois, les équipes de Reporters d’Espoirs ont scruté tous vos J.T, écouté scrupuleusement vos émissions de radio, et lu page par page chacun de vos journaux !

Ainsi, rassurez-vous : vous avez déconnecté trop longtemps de vos médias favoris ?  Nous vous avons sélectionné la crème des informations les plus utiles, innovantes et impactantes, diffusées ces derniers mois.

Afin que vous soyez informé du meilleur, des enjeux sociétaux les plus incontournables, nous vous proposons une thématique pour chaque catégorie média :

Ouvrez grand vos yeux et vos oreilles, et laissez-vous inspirer par notre grand cru 2018 !

La catégorie Radio traite de solutions en matière d’alimentation et d’initiatives qui aident les agriculteurs à relever les défis économiques et écologiques auxquels ils sont confrontés aujourd’hui.

Pourquoi ce choix ?

Les problématiques des agriculteurs ont été, à de multiples reprises, mises sous les feux de la rampe ces dernières années : de l’appréhension des français à consommer des pesticides, à celles des agriculteurs de ne pouvoir vivre correctement de leur métier, l’agriculture apparait souvent comme un sujet brulant dans les médias.

Or, quand le numérique permet aux agriculteurs de trouver de nouveaux moyens économiques, ou que contre toute attente, la mondialisation profite à nos producteurs laitiers, l’actualité doit aussi les mettre en lumière.

Les initiatives présentées  sont des alternatives qui en plus d’être reproductibles, ont fait leurs preuves. Diffuser des phéromones comme alternative aux produits chimiques pour traiter les pommes, investir et penser collectivement pour contourner la grande distribution, des solutions parfois simples, qui ne manqueront pas de vous surprendre !

RTL, Lenglet-Co 

“Les producteurs laitiers normands heureux dans le bain de la mondialisation”

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/les-producteurs-laitiers-normands-heureux-dans-le-bain-de-la-mondialisation-7791219231

Europe 1, Circuit court

« Comment les nouvelles technologies modifient le quotidien des agriculteurs »

http://www.europe1.fr/emissions/circuits-courts/comment-les-nouvelles-technologies-modifient-le-quotidien-des-agriculteurs-3585893

France Inter, Esprit d’initiative 

“Le supermarché racheté par les paysans fait le plein.”

https://www.franceinter.fr/emissions/l-esprit-d-initiative/l-esprit-d-initiative-06-novembre-2017

RFI, L’Afrique en Marche 

« E-Agribusiness, un lien entre paysans et acheteurs »

https://podcloud.fr/podcast/lafrique-en-marche-rfi/episode/e-agribusiness-un-lien-entre-paysans-et-acheteurs

Radio Nova, Plus Près De Toi 

« Mangez des pommes »

http://www.nova.fr/mangez-des-pommes

Le Jury du Prix Reporters d’Espoirs a choisi pour  « Lauréat du Prix Radio 2018 » la chronique « Mangez des pommes » diffusée dans l’émission Plus Près De Toi, de Radio Nova !

Bill Gates rédacteur en chef invité d’un « Time magazine » spécial optimisme

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Bill Gates : « Pourquoi j’ai accepté d’être rédacteur en chef d’un numéro du TIME »

De l’autre côté de l’Atlantique aussi, des médias s’exercent à couvrir des initiatives, femmes et hommes qui mettent en œuvre des réponses aux enjeux d’aujourd’hui. C’est le cas du Time magazine, qui confie à Bill Gates la rédaction en chef du numéro qui paraitra le 18 janvier 2018 sous la bannière « Les optimistes ». Le fondateur de Microsoft et de la fondation Gates est ainsi présenté comme le premier « rédacteur en chef invité » du TIME depuis la création du journal il y a 94 ans.

Lire les informations de nos jours ne nous encourage pas vraiment à l’optimisme. Les ouragans sur le continent américain. D’horribles fusillades de masse. Les tensions mondiales autour de l’armement nucléaire, la crise en Birmanie, les guerres civiles sanglantes en Syrie et au Yémen. Notre cœur se brise pour chaque personne directement touchée par ces tragédies. Même chez ceux d’entre nous qui sont  assez chanceux pour ne pas être directement affectés par ces événements, peut s’installer le sentiment que le monde s’effondre.

Mais ces événements, aussi horribles soient-ils, ont eu lieu dans le contexte d’une tendance plus large et positive. Dans l’ensemble, le monde va mieux.

Il ne s’agit pas d’un point de vue naïvement optimiste ; cette affirmation repose sur des données. Regardez les chiffres de la mortalité infantile. Depuis 1990, le nombre d’enfants mourant avant leur cinquième anniversaire a diminué de moitié. Cela signifie qu’en l’espace d’un quart de siècle, 122 millions d’enfants ont ainsi été sauvés, et que d’innombrables familles ont été épargnées par l’expérience déchirante de la perte d’un enfant.

Et il ne s’agit que d’une seule mesure. En 1990, plus d’un tiers de la population mondiale vivait dans une pauvreté extrême. Aujourd’hui, un dixième se trouve dans cette situation. Il y un siècle, il était légal d’être homosexuel dans une vingtaine de pays ; aujourd’hui c’est le cas dans plus de 100 pays. Les femmes gagnent en pouvoir politique et constituent actuellement plus d’un cinquième des membres des différents parlements nationaux, et le monde commence enfin à les écouter lorsqu’elles osent parler des agressions sexuelles. Plus de 90% des enfants au monde sont inscrits à l’école primaire. Aux Etats-Unis, il est désormais beaucoup moins probable de mourir au travail ou en voiture que pour la génération de nos grands-parents. Et ainsi de suite.

Je ne suis pas en train d’essayer de minimiser le travail qu’il reste à faire. Être optimiste ne veut pas dire ignorer les tragédies et injustices. Être optimiste c’est s’inspirer de ceux qui font avancer le progrès sur ces différents fronts, et chercher à diffuser ce progrès plus largement. Si vous êtes choqués par la mort d’enfants, demandez-vous : qui est compétent pour venir au secours des enfants, et comment les aider à aller plus loin ? (C’est la raison pour laquelle Melinda et moi-même avons créé notre fondation.)

Pourquoi donc  avons-nous ce sentiment que le monde est en déclin ? Je pense que cela est en partie dû à la nature même de la couverture médiatique. Les mauvaises nouvelles sont perçues comme des tragédies, tandis que les bonnes sont généralement considérées comme de l’information supplémentaire, moins digne d’intérêt. Une vidéo d’un immeuble en feu génère beaucoup de vues, mais peu de gens cliquerait sur un titre tel que « Moins de bâtiments ont brûlé cette année. » C’est dans la nature humaine de focaliser son attention sur les menaces : l’évolution nous a programmés pour nous inquiéter des animaux qui veulent nous manger.

Il y a aussi un fossé croissant entre les mauvaises choses qui continuent de se produire et notre capacité à les tolérer. Au fil des siècles, la violence a diminué drastiquement, tout comme notre volonté de l’accepter. Mais du fait que les améliorations n’atteignent pas le niveau fixé par nos attentes, nous pouvons avoir l’impression que les choses s’empirent.

Dans une certaine mesure, il est bon que les mauvaises nouvelles fassent l’objet de notre attention. Si nous voulons rendre le monde meilleur, nous avons besoin de quelque chose contre lequel s’indigner. Mais il faut que ce soit compensé par des points positifs. Lorsque vous voyez de belles choses se produire, vous pouvez canaliser votre énergie pour accomplir encore plus de progrès.

J’espère que c’est ce que vous retiendrez de ce numéro du TIME. J’ai demandé à certaines des personnes que je respecte le plus d’écrire sur ce qui les rend optimistes. Vous apprendrez des faits surprenants sur l’état du monde, et vous découvrirez des héros qui sauvent des vies chaque jour. C’est un « cours intensif » sur pourquoi et comment le monde s’améliore. J’espère que cela vous inspirera pour le rendre encore meilleur.

Bill Gates, Rédacteur en chef invité

Traduction réalisée par Reporters d’Espoirs.

> Source originale (en anglais sur le site du Time)

Au sommaire du numéro « The Optimists » du TIME

Bill Gates : ce qui me donne de l’espoir pour notre futur.
Le fondateur de Microsoft s’est assis avec Nancy Gibbs du TIME pour une discussion sur l’avenir.

Warren Buffet partage les secrets de la richesse aux Etats-Unis.
J’ai une bonne nouvelle. Premièrement, la plupart des enfants américains auront une vie bien meilleure que celle de leurs parents. Deuxièmement, la hausse du niveau de vie va se poursuivre pour de nombreuses générations à venir…

Les filles peuvent changer le monde, mais nous devons avant tout miser sur elles.
130 millions de filles ne sont pas scolarisées. Tandis que je parcours le monde afin de plaider en leur faveur, je constate que ce n’est pas forcément facile au quotidien. Parfois je rencontre des filles qui doivent tellement se battre …

Pourquoi il est temps que les hommes se battent pour les femmes, par Bono
En tant que chanteur d’un groupe de rock n’roll je préfère clairement le rugissement du public aux sifflets et huées des politiques. Mais je dois…

Moquez-vous de la génération Y autant que vous le voulez. Moi, elle me donne de l’espoir.
J’ai grandi en Afrique du Sud durant l’Apartheid. Les noirs vivaient dans des zones séparées des blancs. Ils avaient des règles différentes. Ils étaient ségrégués. C’était particulièrement dur pour moi, parce que j’ai grandi dans…

Ava Duvernay sur ce qui lui donne de l’espoir
Je m’émerveille de l’époque dans laquelle nous vivons. Une époque qui restera longtemps gravée dans les mémoires. Une époque qui sera longtemps étudiée. La question est : pourquoi se souviendra-t-on de cette époque ? La réponse dépend de nous. En tant que…

Steven Pinker, professeur à Harvard : « Pourquoi nous refusons de voir le bon côté des choses, bien que nous le devrions. »
Selon les données les plus récentes, les gens vivent plus longtemps et en meilleure santé, mieux nourris, plus riches, plus intelligents, plus en sécurité, plus connectés—et, dans le même temps, plus négatifs quant à l’état actuel du monde. Comme le chercheur en science politique…

C’est à ça que ressemble la nourriture du futur, selon le Chef Marcus Samuelsson
Je suis né dans la malnutrition en Ethiopie. Durant mes deux premières années, je n’avais pas ce dont j’avais besoin. Nous étions extrêmement pauvres. Nous n’avions pas assez de lait, pas assez de nourriture. A 2 ans et demi…

Les 4 manières de « donner » selon Bill Gates
Donnez vos fonds ou donnez votre voix

Bill Gates pense que ces 6 innovations peuvent changer le monde.
Quelle sera la prochaine invention qui changera l’histoire ?

Rencontrez l’enfant de 5 ans que Bill Gates a mis en couverture du Time
Pourquoi l’anniversaire de Mohamad Nasir est une étape importante pour le monde.

Melinda Gates : il est venu le temps d’une nouvelle ère pour les femmes
Vous ne connaissez probablement pas leurs noms. Elles travaillent loin des projecteurs. Quand elles reçoivent une reconnaissance officielle d’organismes comme le Comité Nobel, c’est une exception et non la règle. Mais…

Cette designer veut prouver que le monde n’est pas aussi divisé que l’on pense

Pourquoi se mettre en danger est nécessaire pour faire changer les choses
J’ai observé d’incroyables changements au cours des 50 ou 60 dernières années. Quand les gens disent, « Rien n’a changé », j’ai envie de dire « viens et observe… »

Cette survivante d’Ebola se bat pour protéger les autres de cette maladie mortelle

Cette scientifique éthiopienne sauve des vies en étudiant les insectes

Des milliers de femmes africaines font face à des violences sexuelles. Rencontrez le chirurgien qui les aide à reconstruire leurs vies.

Comment une enseignante révolutionne la manière dont ses étudiants apprennent.

Pourquoi ce scientifique est optimiste quant à l’arrivée prochaine d’un remède contre Alzheimer
La maladie d’Alzheimer est sans doute la maladie la plus tragique. Elle vole leurs souvenirs aux gens ainsi que leur identité. Le nombre de personnes atteintes par cette maladie ne cesse de croître. Actuellement, elles sont plus de….

Pourquoi vous ne devriez pas être effrayés par l’intelligence artificielle
L’intelligence artificielle est l’une des percées technologiques la plus sujette à tension, à débats, la moins comprise, de notre époque. La magie de l’AI est qu’il ne s’agit pas de quelque chose que vous pouvez voir ou toucher. Vous…

Rencontrez le Docteur qui dirige le dernier centre contre la Polio d’Inde
L’hôpital Saint Stephen à New Delhi

Regardez le numéro du Time, « Optimistes » en réalité augmentée
Avec des fonctionnalités spéciales créées par Bill Gates et Bono

Ce qu’un travail artistique peut nous apprendre sur les représentations biaisées à l’égard des immigrés

Des retours contrastés des lecteurs du TIME.

« Félicitations pour avoir ouvert la voie dans votre numéro spécial « The optimists » en montrant qu’un magazine respecté et influent, peut lancer une tendance en publiant un numéro avec des nouvelles positives. Les lecteurs du monde entier ont besoin de savoir que nous avons progressé, que nous sauvons plus de vies d’enfants, que nous sortons plus de gens de la pauvreté et que nous soutenons un nouveau monde. Être positif et penser de l’avant, montrer ce qui peut être fait en mettant la vérité sur la table et mettre à l’honneur ceux qui la rendent réelle est un puissant élixir d’espoir et de changement. »
Gloria Dunn-Violin, NOVATO, CALIFORNIE

« Vous devez croire que vos lecteurs sont complètement ignorants du changement climatique. Il n’est fait aucune mention dans votre numéro des dommages causés par la surpopulation, de la dépendance aux énergies fossiles, des pratiques agricoles non-durables, de la pollution ni du gâchis. Continuez d’utiliser ces énergies fossiles, d’avoir des enfants, Mesdames et messieurs, et l’avenir sera rose et étincelant. Est-ce là le message que le Time essaie de défendre ? Comment les gens vont-ils pouvoir commencer à changer leurs modes de vie et leurs habitudes s’ils ne sont pas informés des conséquences du non changement ? Le point de basculement de la planète a été atteint, et nous sommes tous en grand besoin d’information pour  créer un futur vivable pour nos enfants. Nous avons besoin d’un journalisme responsable. »
Arrieta, VALBONNE, FRANCE

« En tant que lecteur fidèle de votre magazine depuis plus de 30 ans, je vous remercie pour votre inspirant et merveilleux numéro. Time devrait se concentrer plus souvent sur ce qui fonctionne et ceux qui en sont responsables : les entrepreneurs sociaux, les mouvements civiques, etc. Ce numéro m’a laissé profondément motivé pour agir pour plus de changement positif dans les années à venir. »
Denis Sabardine, VILLE D’AVRAY, FRANCE

« C’est l’édition la plus éclairante que j’ai lue depuis très, très longtemps, particulièrement la contribution de Bill et Melinda Gates. Comment pourrait-on persuader Bill de se présenter à la présidence avec le support de Melinda ? Quelle équipe. »
Derek Bevan, FORMBY, ANGLETERRE

« Bien que j’apprécie que les Gates et Warren Buffet aient une vue d’ensemble et soient satisfaits de leurs efforts, les Etats-Unis sont en déclin. Buffet a noté que la richesse des 400 américains les plus riches du classement Forbes avait été multipliée par 29 depuis 1982, mais que dans le même temps des millions de citoyens qui travaillent dur « sont restés coincés dans leur routine économique ». Je suis l’un d’entre eux. Nous sommes le peuple qui contribue par notre temps, nos compétences et notre éducation aux compagnies qui enrichissent les « 400 ». Les femmes aux États-Unis gagnent 80,5 centimes pour chaque dollar gagné par les hommes. Et seule l’Islande a rendu illégal le fait de payer davantage les hommes que les femmes pour le même travail. Qu’est-ce que Buffet et les Gates font de ces problèmes ? Toutes les femmes ont besoin d’être valorisées (soutenues ?), pas uniquement celles des pays en développement. Nous avons un misogyne à la maison blanche qui, comme vous l’avez fait remarquer, a fait  1950 déclarations fausses ou trompeuses en 347 jours d’investiture. Non, je ne suis pas optimiste. »
Chris Shaw, BURLINGAME, CALIFORNIA

« Imaginez à quel point j’étais excité en voyant le TIME dans ma boîte mail avec les mots « les optimistes » en couverture, et en fond un visage très heureux. Imaginez-vous à quel point j’étais impressionné d’apprendre qu’à Bill Gates avait été donnée cette opportunité de créer cette édition des « bonnes nouvelles ». Mais imaginez-vous à quel point j’étais mécontent de trouver, juste quelques pages dans le numéro, le rapport de Ian Bremer présentant un astucieux compte de 10 éléments  intitulé « L’ordre mondial s’effondre, et la démocratie libérale est menacée ». A l’avenir, les rédacteurs devraient discuter de certaines choses avec Bremmer, avant qu’un nouveau numéro pour les optimistes n’apparaisse dans nos boites aux lettres. »
Donald F. Smith, EGA, DENMARK

Le Parisien veut positiver avec « Le Parisien Week-end » et embarque Reporters d’Espoirs dans son n°1 #FRSOL

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Paris – Le quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France lance ce vendredi une nouvelle formule du « Parisien Magazine », son supplément de fin de semaine, rebaptisé « Le Parisien Week-end » et qui se veut délibérément optimiste et axé sur la détente.

« Ce nouveau +Parisien Week-end+, disponible aussi avec Aujourd’hui en France, nous l’avons voulu optimiste et positif« , a expliqué Laurent Guez, le directeur de la rédaction du magazine, dans les colonnes du journal, qui veut ainsi proposer à ses lecteurs une « parenthèse enchantée« .

« Ceux qui vivent des semaines stressantes et chargées pourront décompresser avec ce +supplément de plaisir+ qui mise sur l’élégance, la modernité« , avance-t-il.

[…] Le premier numéro de cette nouvelle formule contient notamment des sujets sur l’ONG Reporters d’espoirs qui fait connaître des initiatives positives,

Source : Le Parisien veut positiver avec « Le Parisien Week-end » – L’Express L’Expansion

27/2/2017 : Intervention au Club développement durable Audiens

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Les contenus culturels au service du développement durable : avancées, freins, pistes d’avenir

Un événement organisé par Audiens, groupe de protection sociale des professionnels de la culture, de la communication et des médias.

Conférence-Débat
Lundi 27 février 2017 à 14h
18 avenue de Messine – 75008 Paris
Sur inscription. Evenement dédié aux professionnels de la culture.

Face aux enjeux environnementaux et sociaux de notre époque, les contenus culturels peuvent-ils, doivent-ils, jouer un plus grand rôle dans le transfert de connaissances au grand public ?
Quels sont les opportunités et les freins sectoriels ?
S’agit-il a contrario d’une vocation, d’un segment de niche, réservés aux seuls professionnels mobilisés sur ces questions ?
La parole est donnée à des experts pour un tour d’horizon multisectoriel des initiatives et bonnes pratiques éditoriales en vigueur dans le monde de la culture.

INTERVENANTS

AUDIOVISUEL
Hervé Guérin, conseiller de programmes sciences, santé, environnement à France 5
Laurence Lascary, fondatrice de la société de production De l’autre côté du périph’
Pascal Moret, réalisateur producteur La Belle Société Production

PRESSE
Jean-Louis Caffier, journaliste, co-organisateur des Entretiens de Combloux
Gilles Vanderpooten, directeur, Reporters d’Espoirs

PUBLICITÉ
Gildas Bonnel, président de la commission développement durable de l’Association des Agences-Conseils en Communication (AACC)

THÉÂTRE
Catherine Blondeau, directrice du théâtre Le Grand T
Frédéric Farrer, auteur, acteur, metteur en scène et géographe, fondateur de La compagnie Vertical Détour

[Vu des USA] Elections américaines 2016 : où est passée l’information ?

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[OPINION] Par Katrina vanden Heuvel, éditrice du journal The Nation (USA).

En bref

  • Dans cette tribune d’opinion parue mardi dans le Washington Post, Katrina vanden Heuvel, éditrice du journal The Nation (USA), pointe les dérives médiatiques qui se sont illustrées dans la couverture des élections américaines. Elle regrette que les médias aient mis sur le même plan les deux candidats principaux, Trump et Clinton, et aient écarté des sujets cruciaux qui auraient dû être portés à connaissance des citoyens américains et examinés conformément à la déontologie journalistique.
  • L’éditrice du journal lance un appel à valeur universelle : les médias ne doivent pas manquer à leur devoir de vigilance, en faisant primer l’audience à tout prix sur l’investigation et l’éclairage des citoyens. C’est la condition pour que les journalistes soient garants de la démocratie.

Quel a été le thème central de la campagne présidentielle de 2016 ?

Dans la plupart des périodes électorales précédentes, la réponse à cette question a été relativement simple. En 2008 et 2012, c’était l’économie. En 2004, c’était la sécurité nationale et la guerre en Irak. Mais cette année, les choses sont beaucoup moins claires, parce que les problèmes les plus urgents auxquels le peuple américain est confronté ont été éclipsés par des titres outrageants, de faux scandales, des nouvelles erronées, et une couverture honteuse du cirque de Donald Trump. Plus que dans toute autre élection récente, le rôle des médias est devenu un enjeu central de la campagne.

La « faute » des médias a débuté en 2015, alors que les réseaux en quête d’audience et de profit- et à but lucratif- ont encouragé la montée de Trump en lui offrant un accès illimité, sans regard critique et sans filtre sur les ondes. Sur l’année, les trois principaux journaux télévisés du soir ont couvert Trump deux fois plus que Hillary Clinton – et 16 fois plus que le sénateur Bernie Sanders, dont ils ont massivement marginalisé voire rejeté la candidature. D’après une étude parue en mars dernier, les médias ont accordé à Trump l’équivalent de près de 2 milliards de dollars de parole sans contrainte. La couverture électorale qui a suivi n’a pas été plus glorieuse. Fin Octobre, ces mêmes journaux télévisés du soir avaient à peine consacré une demi-heure de temps aux questions politiques, au total depuis le début de l’année 2016. Le changement climatique, le commerce et d’autres questions importantes n’avaient été l’objet d’aucune couverture médiatique.

Il est évident que d’autres facteurs – comme l’aptitude des candidats au poste – font partie des sujets les plus pertinents dans une élection. Mais cela ne donne pas pour autant aux médias le loisir d’ignorer les questions d’importance vitale pour les électeurs de l’ensemble du pays. Cela n’excuse pas la manière dont certains médias ont mis sur le même plan Trump et Clinton, créant et alimentant une fausse équivalence entre les deux candidats ou les partis qui les ont désignés. Cela ne justifie pas non plus que la couverture médiatique des candidats eux-mêmes ait été dépourvue de substance.

Commençons par Trump. Il faut reconnaitre que, dans la presse écrite en particulier, des journalistes tel David Fahrenthold du Washington Post ont fait un travail de reportage remarquable. Mais malgré la malhonnêteté pathologique de Trump, la démagogie raciale et le mépris à l’égard du Premier Amendement de la Constitution des Etats-Unis [1], une grande partie des médias l’ont dépeint comme un candidat « normal » à la présidence. Et le passage sous silence de certains sujets a réellement œuvré à l’avantage de Trump. Trump a pris la fuite  en refusant de dévoiler ses déclarations de revenus – une violation de la transparence qui aurait été considérée comme impardonnable à tout autre candidat. De même, il n’est pas difficile d’imaginer comment les médias auraient pu traiter un autre candidat à la présidence qui se serait explicitement vanté d’une agression sexuelle, enregistrement audio à preuve, et une cohorte de témoignages de femmes à l’appui affirmant avoir été l’objet d’attouchements. Et pourtant, après que le choc initial des propos de Trump se soit dissipé, les allégations à son encontre ont – incroyablement – été mises de côté.

De l’autre côté du spectre, il y a Clinton et le pseudo-scandale qui n’en finira pas. Le mois dernier, après que le directeur du FBI James B. Comey a révélé publiquement l’existence de nouveaux courriels potentiellement pertinents dans le cadre de l’enquête sur le serveur privé de Clinton, les médias s’en sont donné à cœur joie. Il était évident que le FBI en l’espace de quelques heures, n’avait rien découvert d’incriminant – le véritable scandale étant en réalité l’ingérence indue de Comey dans l’élection. Mais cela n’a pas empêché la plupart des médias d’amplifier les appels de Trump à « enfermer » la candidate ou de spéculer sur les retombées électorales.

Et si en 2008, les médias se sont concentrés à juste titre sur les implications historiques du premier président afro-américain, huit ans plus tard, l’hypothèse de l’élection potentielle de la première femme présidente du pays a largement été écartée. Il est difficile de ne pas établir de lien entre la normalisation de la misogynie de Trump et l’échec écrasant des médias à reconnaître ce moment-clé pour l’égalité et la dignité fondamentale de la moitié de la population de notre nation.

Ceci étant dit, il n’a pas fallu cette campagne pour montrer que beaucoup de médias sont dans un état de délabrement, ou que nous avons besoin de plus de « chiens de garde », plutôt que de toutous, pour défier des intérêts puissants à travers le spectre politique. Il y a eu d’autres moments où la suspension du regard critique et de la vérification des faits a mis la nation en danger. Par exemple lorsque les journalistes ont joué les pom-pom girls pour l’invasion de l’Irak.

Mais même avec une perspective historique, ce moment médiatique est particulièrement dangereux et lourd de conséquences. La couverture de cette campagne n’est pas le fait du hasard. Elle est le résultat de changements structurels corrosifs – l’effondrement des quotidiens locaux, la concentration excessive des médias, l’effacement des frontières entre l’actualité et le divertissement, la montée des « right-wing news » [NDLR : groupe de bloggeurs conservateurs] – qui rendent plus difficile la mission des médias à nous tenir informés des questions qui exigent notre attention. Pourtant, en dépit de ces défis croissants, les médias conservent un pouvoir extraordinaire pour établir les ordres du jour, façonner les perceptions et décider ce qui fait ou ne fait pas partie du débat public à l’échelle nationale. Tant que nous aurons un système corporatiste qui valorisera les clics et les classements plus que les débats politiques sérieux et les personnes et les communautés concernées, les problèmes ne feront que s’aggraver.

Quand la nation se réveillera mercredi, les analyses post-mortem commenceront. Dans ce cadre, nous devrions réfléchir sérieusement aux raisons de la distorsion des pratiques médiatiques qui s’est illustrée tout au long de cette campagne. Nous avons besoin de réformes structurelles pour faire revivre des médias centrés sur leur responsabilité, qui ne fassent pas primer les profits sur l’intérêt public. Et nous devrions être déterminés à nous assurer que lors des prochaines élections, le peuple américain puisse compter sur une presse libre et déterminée à remplir son rôle indispensable dans notre démocratie.

Cette tribune d’opinion a été publiée mardi dans The Washington Post, par Katrina vanden Heuvel, éditrice du journal The Nation (USA). Traduit par Gilles Vanderpooten, Reporters d’Espoirs (France) avec l’autorisation de l’auteure.
Titre original : « Media Malpractices 2016 ».

[1] « Le Congrès n’adoptera aucune loi relative à l’établissement d’une religion, ou à l’interdiction de son libre exercice ; ou pour limiter la liberté d’expression, de la presse ou le droit des citoyens de se réunir pacifiquement ou d’adresser au Gouvernement des pétitions pour obtenir réparations des torts subis. »

2/12/2016 : Reporters d’Espoirs aux Pays-Bas pour la Constructive Journalism Conference

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Windesheim University of Applied Sciences proudly present the worlds first conference on Constructive Journalism Friday the 2nd of December, 2016.

The Constructive Journalism conference offers the unique convergence of journalism, research and emerging technologies for better engagement and co-creation with your audiences. Fostering creative and professional growth alike, Constructive Journalism conference is your premier destination for discovery.

Welcome

‘You are very welcome to come to our first international conference on Constructive Elements in Journalism. We are proud to be able to present a stellar lineup of Cathrine Gyldenstedspeakers from journalism across all platforms. We want this conference to be your premier destination for discovery, networking with other like minded media professionals and a launching pad for new creative content, know-how and media showcases. Presentations, case stories and panel discussions provide compelling methodology and progress for conference participants. So, looking forward to seeing you December 2nd in Zwolle, the Netherlands!

With best regards, Cathrine Gyldensted, Director of Constructive Journalism, Windesheim’

Program

9.00-10.00h Registration
10.00-10.15h Welcome by Cathrine Gyldensted, Director Constructive Journalism & Liesbeth Hermans, Prof. Constructive Journalism
10.15-11.15h Keynote 1
11.15-11.30h Break
11.30-12.30h Keynote 2
12.30-13.30h Lunch
13.30-15.00h Panel sessions round 1
15.00-15.30h Break
15.30-17.00h Panel sessions round 2
17.00-18.00h Cocktails and networking

Keynote speakers and prominent panelists

Our speakers reflect what we want this conference to be known for: presenting luminaries from journalism and media working with constructive elements in journalism across industries and platforms.

Alan Rusbridger, The Guardian (1995 – 2015), Chair of Reuters Institute for the Study of Journalism, Oxford University UK

Emily Kasriel, Head of Editorial Partnerships and Special Projects, BBC World Service Group, UK

 

Ethan Zuckerman, Director, MIT Civic Media Lab, USA

©Pakhuis de Zwijger

Karel Smouter, Deputy Editor & Correspondent, De Correspondent, Netherlands

Terhi Upola, Reporter, YLE Finnish Broadcasting Company Finland

Martha Riemsma, Editor in Chief, Twentsche Courant Tubantia, Netherlands

Troels Mylenberg, Editor in Chief, Jysk Fynske Medier, Denmark

Credit: Robin Schüttert

Maren Urner, Co-Founder, Perspective Daily, Germany

Karen McIntyre, Ph.D, Assistant Professor & Researcher, Virginia Commonwealth University, USA

Gilles Vanderpooten, Editor in Chief, Reporters D’Espoirs, France

 

Jesper Borup, Radio Anchor and News Editor, Danisch Broadcasting Fyn, Denmark

Doug Wilks, Managing Editor Deseret News, USA

Renzo Veenstra, Editor in Chief Omroep West, The Netherlands

Jasper Koning, Digital Editor VPRO Tegenlicht, The Netherlands

David Bornstein, Co Founder, Journalist Solutions Journalism Network, USA

Liesbeth Hermans, Professor Constructive Journalism Windesheim, The Netherlands

Maarten Corten, Media blogger, Belgium

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Nice-Matin fait un pas supplémentaire dans son engagement pour le journalisme de solutions

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Le groupe Nice-Matin s’associe à la France des solutions, semaine spéciale du 9 au 16 octobre lancée par Reporters d’Espoirs.

Le 10 octobre, des articles “solutions” pourront être consultés, toutes les heures, sur les sites Nice-Matin, Var-Matin et Monaco-Matin et huit pages spéciales paraîtront dans le journal. Cette journée spéciale sera marquée aussi par le lancement de la page web  “#solutions” dédiée aux articles et dossiers solutions que la rédaction du groupe a pu traiter et traitera à l’avenir.

L’objectif: mettre en valeur ces contenus et les rendre accessibles facilement.

Les internautes seront invités à participer à ce mouvement puisqu’ils pourront via la page #solutions rendre compte de belles initiatives et de projets positifs dont ils sont les porteurs ou les témoins.

Après le rachat du journal par ses salariés, avec le soutien de nombreux lecteurs et amis, en décembre 2014, Nice-Matin/ Var-matin s’est affirmé plus que jamais comme le journal des habitants des Alpes-Maritimes et du Var. Cette nouvelle page de l’histoire du groupe Nice-Matin a directement nourri la nouvelle stratégie numérique de l’entreprise : devenir un journal solidaire et qui fait bouger les choses dans sa région.

Pour Denis Carreaux, Directeur des rédactions et Directeur Général adjoint du groupe Nice-Matin “il s’agit pour nous de valoriser les gens qui créent, qui innovent, font avancer leur région, mais aussi de mettre en lumière les belles histoires, petites ou grandes, qui font du bien et égayent le quotidien de chacun”.

Le rôle d’un média aujourd’hui n’est pas seulement de rapporter des faits mais aussi de mettre le lecteur en situation de comprendre, de choisir, de participer et de s’impliquer dans la vie de son territoire.

Etre médiateur et mettre en lumière pour ses les initiatives, les envies d’agir d’ici et ailleurs est la ligne éditoriale défendue par Nice-Matin et proposée à ses abonnés numériques. Ces contenus seront ouverts au grand public la journée du 10 octobre.

Communiqué de Nice Matin du 4 octobre 2016, relayé par Reporters d’Espoirs qui salue l’engagement particulier du titre dans le journalisme de solutions et dans l’opération #FRSOL !

Reporters d’Espoirs International Award : "Stand Up To Cancer" et la TV publique anglaise à l’honneur

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Reporters d’Espoirs a rassemblé ses partenaires internationaux en créant le « Prix International de l’innovation ». Ce nouveau Prix a permis de mettre en avant des programmes « solutions » en provenance du monde entier, à l’occasion de la soirée Reporters d’Espoirs du 26 mai 2016 au Palais d’Iéna (Paris, France).

Europe, États-Unis, Canada : un jury international

Un jury composé de 7 membres représentant 6 nationalités s’est appliquée à évaluer les 8 programmes présélectionnés à l’aide d’une grille d’évaluation. Le Prix international a pu compter sur la participation de :

  • Keith Hammonds du Solutions Journalism Network (US)
  • Cathrine Gyldensted, directrice du département du Journalisme constructif de l’Université de Windesheim (Pays-Bas)
  • Danielle Baptist du magazine Positive News UK et du Constructive Journalism Project (Royaume-Uni)
  • Maarja Kadajane de l’Eurovision / European Union of Broadcatsing (Suisse)
  • Jorge Dobner du journal en ligne EnPositivo (Espagne)
  • Jeremy Wickemer, fondateur du Transformational Media Summit (Royaume-Uni)
  • Laurent Imbault, fondateur de GoodnessTV (Canada).

8 programmes internationaux en lice

  • My Perfect Country, une émission radiophonique en 6 parties proposée par BBC dont l’objectif était d’imaginer le pays parfait en explorant des exemples de pays étrangers ;
  • Tegenlicht (ou Backlight en anglais), une série de documentaires tournés vers l’innovation et le futur proposée par VPRO (télévision néerlandaise) ;
  • Start-Up (El Mashroua ou Le Projet en arabe) produit par Bamyan Media, une émission de divertissement sur les entrepreneurs en Egypte associée à une plateforme numérique donnant accès aux ressources utiles pour créer son entreprise ;
  • How to fix Buffalo’s schools, une série d’articles parus dans Buffalonews, destinés à analyser les bonnes pratiques existantes dans différentes écoles américaine afin que le système éducatif de Buffalo (ville américaine) puisse adapter et améliorer son fonctionnement  ;
  • Stand Up for Cancer, une émission de télévision associée à un jeu mobile permettant à des citoyens d’aider les chercheurs à faire progresser la science produite par MaverickTV et diffusée sur Channel4;
  • Energia 3D, un docu-fiction éducatif sur les énergies renouvelables, destiné au public adolescent produit par Produccions Audiovisuals Antàrtida;
  • Le Freedom Project, une série d’articles, de reportages et de documentaires réalisés avec des personnalités du monde entier sur le thème de l’esclavage moderne sur CNN;
  • Tiempo real, une chaîne youtube traitant de sujets liés à la jeunesse produite par des étudiants en partenariat avec la télévision colombienne ;

Stand-Up-to-CancerLes évaluations des membres du Jury ont permis de désigner le top 3 :

Stand Up to Cancer, lauréat de la 1ère édition du Prix International de l’innovation est une campagne de charité organisée depuis 2012 sur Channel4 (chaîne anglaise). En plus de l’émission qui a rassemblé de nombreuses stars, Channel 4 a fait appel à MaverickTV pour créer un jeu mobile permettant aux citoyens de contribuer à la recherche contre le cancer. Créé par Alex Hryniewicz en collaboration avec Cancer research UK, des programmeurs et des entreprises, « Reverse the odds » a automatisé l’analyse des données et ainsi facilité le travail des chercheurs. En savoir plus : http://www.channel4.com/reversetheodds!

Bamyan Media

Start-Up (ou « The Project ») est une émission d’edutainment (divertissement + éducation) qui vise un impact social. Créée par Bamyan Media pour la chaîne égyptienne El Nahar, l’émission a porté à l’écran 14 entrepreneurs en herbe afin de diffuser l’envie d’entreprendre en Égypte et d’apporter aux téléspectateurs des outils pédagogiques pour les aider à monter leur boîte. Anna Elliot et David Elliot, les fondateurs, ont associé des ONG, des entreprises locales et internationales et des personnalités égyptiennes à la réalisation du programme qui a été visionné par plus de 5 millions de personnes. En savoir plus : http://www.bamyan.org/

cnn freedom project

The Freedom Project – Ending Modern-Day Slavery a été lancé sur CNN en 2011 en collaboration avec des personnalités (des sportifs, des acteurs, des activistes etc.) en provenance des 5 continents. Le Freedom project est une campagne de sensibilisation contre l’esclavage moderne qui s’appuie sur plus de 400 reportages dont de nombreux documentaires. En 2015, CNN a proposé une action coordonnée sur les réseaux sociaux avec le #FlyToFreedom qui a poussé plus de 600 personnes à s’engager de manière concrète face au phénomène. En savoir + : http://edition.cnn.com/specials/world/freedom-project

[Le Monde] Désormais, le « Guardian » préfère voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide

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Violaine Morin (@ViolaineMorin) a publié le 8 juin 2016 dans le journal Le Monde un article dans lequel -à partir de l’exemple du quotidien britannique The Guardian, récemment converti au journalisme constructif (avec la série « Half Full« )- elle fait un point sur ce mouvement porté en France par Reporters d’Espoirs. Notons que The Guardian s’était déjà fait remarquer pour son engagement éditorial ambitieux en amont de la conférence climat Cop21, en se positionnant contre les énergies fossiles et en faveur des énergies renouvelables (« Keep in the group » campaign) .
Extrait.

« Le Guardian a mené une enquête auprès de ses lecteurs, pour savoir s’ils apprécieraient de lire plus de nouvelles positives. La réponse est tombée il y a quelques jours : « Un nombre significatif nous a répondu que nous voyions constamment le verre à moitié vide», explique le quotidien britannique.
Depuis le 1er juin, les internautes sont donc invités à proposer leurs idées, sur un formulaire disponible sur le site, pour alimenter une nouvelle série d’articles intitulée «Half full» («à moitié plein»). Sous-titrée «solutions, innovations, réponses », la série propose déjà deux articles : l’un sur les solutions imaginées par des start-up pour nourrir la planète, et l’autre sur le revenu universel.
L’initiative rouvre un débat déjà ancien dans la presse : faut-il faire de l’information positive?
En France, le «journalisme constructif » ou «journalisme d’impact » est porté par l’association Reporters d’espoir, qui souhaite relayer plus de reportages « « positifs » et collabore par exemple avec le « Libé des solutions » et le «Ouest France des solutions», des numéros spéciaux qui paraissent une fois par an. […]»

La journaliste rapporte les propos du Guardian, qui ont le mérite de confirmer la distinction entre « positif » / »bonne nouvelle » et « journalisme constructif » (ou « de solutions ») que promeut Reporters d’Espoirs depuis de nombreuses années :

« Ceux qui ont essayé de s’opposer au cours habituel des actualités ont souvent été tournés en dérision, indique le journal. On les accusait de tomber naïvement dans le piège de la futilité et du buzz, ou alors de passer à côté de l’info. Nous croyons qu’il existe un juste milieu. Ce ne sont pas des « bonnes nouvelles », mais un journalisme constructif, centré sur les solutions et les réponses, sans pour autant les approuver. »

The Guardian confirme ainsi la nécessité d’un journalisme de la complexité : analyser les problèmes et enjeux tout en analysant des « solutions » (ou plus précisément des initiatives proposant des réponses concrètes). Avec le même regard critique et distancié. Pour éclairer les citoyens et témoigner que l’action est possible et peut être productive, contre le fatalisme. Voilà notre mission.

«Journalisme de Solution » le nouveau dress code de Nice Matin

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Engagé aux côtés de Reporters d’Espoirs dans « La France des Solutions », le journal passe à la vitesse supérieure et fait du journalisme de solutions, une réalité sur le papier ou presque… !

C’est l’une des priorités de la nouvelle stratégie numérique du groupe Nice-Matin:« construire un média utile à sa communauté ». Permettre au lecteur de découvrir à proximité de chez lui, des porteurs d’initiatives qui parviennent à répondre aux problèmes quotidiens ; leur proposer une immersion sur le terrain ; financer des projets locaux : tel est le souhait de cette première édition numérique orientée « journalisme de solutions ». En plus d’analyser les enjeux sociétaux actuels, il s’agit de rendre service à ceux qui les vivent, et qui par ailleurs ont contribué à sauver le journal. Un tournant journalistique recherché, assumé, et financé à hauteur de 60 % par Le Fond Google-AIPG pour l’innovation numérique de la presse.

Il nous faut se souvenir que le quotidien était en redressement judiciaire jusqu’en novembre 2014, date où il fut autorisé par le tribunal de commerce à être reconnu comme société coopérative d’intérêt collectif. Une mutation pour le groupe Nice Matin en partie réalisée grâce à la campagne de crowdfunding,  qui avait permis de récolter en septembre 2014 près de 400 000 euros. Un an plus tard, Nice Matin récidive et met en place un financement participatif pour la création d’un journal en ligne, qui génère 620 pré-abonnements. Nice Matin veut faire honneur à ses contributeurs : experts, pouvoirs publics, société civile, tous sont consultés pour apporter des solutions concrètes, et faire de ce nouveau quotidien régional, un outil social profitable.

L’article sur la cohabitation des loups et des bergers en Italie, est une illustration de cet angle problème + solution. Les  journalistes de Nice-Matin montrent comment « Dans la province de Cunéo, où sont recensées 9 à 11 meutes, les années noires de 2001-2002 semblent révolues ». L’enquête insiste sur chaque étape qui a permis aux bergers de poursuivre leur activité sans menacer l’existence des prédateurs.

Cette manière de traiter l’information n’a toutefois pas empêché la rédaction de faire face à quelques obstacles en interne. Si un certain désintérêt a pu se manifester au départ, il était surtout lié à une faible culture du digital, ainsi qu’à la méconnaissance du journalisme de solutions. Longtemps associé à un journalisme de « bonne nouvelle », il est désormais reconnu et mis en avant pour son utilité : chercheur de solutions, moteur de lien social, il permet moyennant 9,90 euros par mois, d’être acteur de la vie locale. Sur chaque abonnement numérique, le groupe a décidé de reverser 1 euro à une cagnotte d’aide au financement de projets solidaires et innovants. Toujours dans une optique de participation, Nice Martin encourage ses lecteurs à voter pour leur projet préféré.

–  L’opération «Il faut sauver le petit Kiosque Jeannot » a permis de collecter 7152 euros

il faut sauver le kisoque

Donner l’opportunité d’écrire des tribunes, d’émettre une expertise, de témoigner ou encore de proposer des sujets à la rédaction…Autant d’occasions de rappeler aux abonnés qu’ils ont à faire à un « Journal qui vous appartient ». Et ça marche ! Les articles intégrant des solutions sont vus 2,8 fois plus que les articles posant uniquement les problèmes (4700 pages vues en moyenne pour ceux dit « solutions », contre 1700 pour ceux dit « problèmes »).

Anaïs DEDIEU