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Concours de l'entrepreneur le plus audacieux : 4ème édition

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À l’occasion du Salon des Entrepreneurs Paris 2016 et pour la 4ème année consécutive, est lancé le Concours de l’entrepreneur le plus audacieux.

Du 12 janvier au 2 février 2016, les internautes sont invités à voter pour l’entrepreneur dont l’activité leur paraît la plus audacieuse sur le site www.assuredentreprendre.fr.

Organisé par Gan Assurances, avec le avec le soutien de Réseau Entreprendre, ce concours a pour ambition de mettre à l’honneur des chefs d’entreprise qui ont lancé un concept innovant, qui s’attaquent à de nouveaux marchés ou à des marchés considérés comme fermés et très concurrentiels… qui osent faire de leur passion un métier et créent de nouveaux emplois dans toutes les régions de France !

Les candidats en lice cette année (tous lauréats Réseau Entreprendre) sont les suivants :

  • Geoffroy Millet : Repreneur de la société auvergnate D’Ennery spécialisée dans le textile, il a pour objectif de maintenir le made in France et d’innover avec de nouveaux produits textiles et bientôt connectés !
  • Jérôme Villeminot : Pour partager sa passion pour le surf, il crée Waves in City, un complexe de loisirs et de sport pour permettre la pratique du surf en ville !
  • Christelle Tourrès, la nounou à la carte ! Elle crée La maison des Bibie’s, une crèche solidaire permettant à des personnes en situation précaire de faire garder ponctuellement leur enfant
  • Mathieu Chauvin, fondateur d’OptionWay, un site de vente en ligne de billets d’avion où c’est
    l’acheteur qui fixe le prix de son billet !
  • Virgile Delporte, à l’origine d’un site pédagogique pour démocratiser le testament et
    parler succession, sujet tabou en France.

Le Prix sera remis le 3 février prochain, lors du Salon des Entrepreneurs qui se tiendra au Palais des Congrès de Paris.

En savoir plus et voter pour l’entrepreneur le plus audacieux

Quelques initiatives des médias pour la COP21

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On refait la planète, RTL
L’originalité :
Faire appel à une personnalité légitime du monde de l’exploration scientifique et de l’environnement, Jean-Louis Etienne.

Du 27 juillet au 14 août, l’émission de débats On refait le monde laisse place à une émission dédiée aux enjeux climatiques, chaque soir de la semaine de 19h15 à 20h. Pour l’occasion, l’antenne fait appel à l’explorateur et médecin Jean-Louis Etienne qui fait office de présentateur-modérateur aux côtés de Florence Cohen, animatrice de la tranche «RTL soir», de 18h à 20h. Le duo reçoit chaque soir grands témoins, experts, scientifiques, membres d’ONG, élus, chefs d’entreprises… parmi lesquels Laurent Fabius, Pierre Radanne (expert des questions énergétiques, ancien président de l’ADEME, président de l’association 4D).

L’émission fait œuvre de pédagogie, s’efforçant de mettre en lumière des solutions – citoyennes, entrepreneuriales, publiques -, sans relativiser l’ampleur des problèmes. Et incite les individus à agir indépendamment des issues de la conférence climat. «Même si le message à Paris n’est pas enthousiasmant, espérons qu’il va y avoir des solutions claires d’encouragement. N’oublions pas que nous sommes chacun acteur du climat. Si l’ensemble des habitants de la planète prend ses responsabilités, il y aura des solutions », insiste Jean-Louis Etienne.

Les intitulés mêmes des émissions sont orientés sur le volontarisme :
« Des transports verts et performants, c’est possible ? », « Les citoyens se mobilisent face à l’urgence climatique », « Comment peut-on, à notre échelle, faire bouger les lignes ? », ou encore « Comment réussir la transition énergétique ? »

 

france info#maplanète, France Info
L’originalité :
Labelliser, à l’antenne, les solutions aux problématiques climatiques approuvées par un comité d’experts.

Attribué par le Comité Climat France Info à l’unanimité, le #maplanète distingue les initiatives qui apportent des solutions aux problématiques environnementales.

Le comité climat France Info :

– Anne-Laure Barral, journaliste spécialiste du Climat et développement durable sur France Info
– Yann Arthus-Bertrand, journaliste, photographe, reporter, engagé en faveur de l’environnement
– Catherine Chabaud, journaliste et première femme à avoir terminé un tour du monde à la voile, en solitaire.
– Pascal Delannoy, journaliste, sur France Info
– Gérard Feldzer, ancien pilote et commandant de bord, spécialiste de la question des transports et d’environnement sur France Info
– Roland Jourdain, navigateur, vainqueur de la Route du Rhum 2006 et en 2010 en monocoque
– Alix Mazounie, membre et conseillère de Réseau Action Climat
– Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, ingénieur au CEA, au sein du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, membre du GIEC
– Pierre Radanne, expert des questions énergétiques et écologiques, spécialiste des politiques énergétiques de lutte face au changement climatique

La minute verte, France Bleu

la minute verte
L’originalité :
Décrypter l’actualité de l’environnement en partant d’initiatives « vertes » avec Valérie Barbe.

 

 

 

 

•  800 SUJETS • Sur TF1

L’originalité :
Axer massivement la ligne éditoriale sur les solutions

« Il y a encore 5 ans, on parlait de  ‘‘catastrophe climatique’’ sans proposer de réponses techniques et économiques. Désormais, beaucoup d’acteurs, dont les entreprises, ont des solutions à faire valoir. Encore faut-il qu’elles soient connues et qu’une attente se manifeste de la part des consommateurs ! Nous remplissons pleinement notre rôle en informant et sensibilisant régulièrement les téléspectateurs à l’antenne d’Ushuaïa TV, dans les bulletins météorologiques et dans les journaux télévisés de TF1 et LCI. Près de 800 sujets sont consacrés chaque année à l’alerte climatique comme aux solutions qui émergent dans tous les domaines : isolation des habitats, nouvelles formes de mobilité, économie du partage, lutte contre le gaspillage, produits biologiques, production locale et circuits courts… […]. Nous favorisons les sujets porteurs d’espoir ; ils montrent que l’on peut changer le monde avec des exemples formidables à l’appui.» Catherine NAYL, pour le Groupe TF1

 

• LA PROGRAMMATION SPÉCIALE • France Ô

L’originalité :
Mettre en parallèle problèmes et initiatives de métropole et d’outre-mer en prenant en considération les spécificités de l’insularité ainsi que les enjeux convergents.

« Les populations (politiques compris) d’outremer — plus exposées aux catastrophes naturelles — cherchent des ouvertures. Il s’agit de leur montrer que des solutions existent. » Sophie Lonete, journaliste à France Ô

 

•  KEEP IT IN THE GROUND • The Guardian
La campagne du Guardian sur le changement climatique

L’originalité :
Toute une rédaction s’engage fermement contre les fossiles à travers le récit d’initiatives dans l’énergie solaire.

« Keep it in the ground, the Guardian’s climate campaign […] is making a shift in direction to tap into a rare commodity in the climate debate — hope. » The Guardian

• Une bonne claque (au service de la planète) • France TV

claque stark

L’originalité
15 personnalités découvrent à quel point un geste simple peut impacter positivement notre environnement.

"COMMENT JE ME POSITIONNE FACE À CET ENJEU CITOYEN ?"

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Lorsqu’on les interroge sur la question de leur engagement, les journalistes expriment des opinions divergentes qui renvoient au débat sur la neutralité journalistique. Pour Jean-Baptiste Comby, le militantisme écologique des années 70 serait devenu moins prégnant et les sujets moins politisés, au fur et à mesure que se serait institutionnalisée une nouvelle spécialité journalistique – celle de l’environnement.

 

√ JE RAPPORTE LES FAITS, RIEN QUE LES FAITS

«  Mon avis n’intéresse pas les auditeurs. Je suis là pour rapporter ce qui se passe, les opinions, les débats, les arguments, les contre-arguments. Après, ce que mon auditeur fait de l’information médiatisée, je n’en sais rien. Le journaliste ne peut pas s’inventer avocat, médecin, politique, agriculteur, psy ou militant écolo. Peut-être que vous avez rencontré des journalistes militants mais moi, je ne fais pas de choix politiques pour mes auditeurs. »  Anne-Laure Barral

 

√ RESTER « NEUTRE » N’EST PAS TOTALEMENT ÉVIDENT

« Si je fais mon travail de journaliste, en donnant la parole à tout le monde, en établissant les faits, en croisant les sources, j’avoue que rester totalement « neutre » n’est pas évident quand on suit les sujets environnementaux. Car plus on creuse, plus on enquête, plus on se rend compte de la gravité de la crise environnementale dans tous les domaines (climat, biodiversité…) et de la nécessité urgente de la résoudre. On se rend compte qu’il en va du devenir de l’humanité, de nos conditions de vie sur Terre. Or beaucoup d’intérêts privés freinent toute action en ce sens, de façon souvent cynique, révoltante. Il me semble qu’il est de mon devoir de dénoncer cela, en me basant toujours sur des sources solides et en citant celles-ci. Et de montrer qu’il existe des alternatives crédibles au système actuel. Un journaliste est aussi un citoyen. » Coralie Schaub

 

√ JE MONTRE DES SOLUTIONS POUR AIDER NOS SOCIÉTÉS À RAISONNER AUTREMENT

« Ma priorité ultime en tant que journaliste et citoyen, c’est la crise climatique. J’ai cette conscience qui m’a été transmise par mes parents … C’est presque une discipline de vie et, en tant que journaliste, ma force, c’est de pouvoir montrer les solutions, les territoires, les villes, les citoyens qui se sont convertis à l’écologie. On peut convaincre que ces changements-là sont possibles, et qu’ils sont déjà en marche !  Il nous faut aider nos sociétés à raisonner autrement. » Jean-Baptiste Bouvet

 

√ JE N’AI AUCUN PRISME PARTICULIER

« Je n’ai un prisme ni éducatif, ni politique, ni thématique. Je veux juste que mon article soit lu et plaise au lecteur. On construit l’article avec des cassures de rythme, des relances. Les journalistes sont des gens qui racontent des histoires, mais des histoires vraies. » Gilles Van Kote

 

√ IL FAUT SE BATTRE POUR DÉFENDRE CES ENJEUX

« Être un bon journaliste écolo sans être écolo, je ne vois pas trop comment c’est possible parce qu’il faut se battre pour défendre ces enjeux. » Jade Lindgaard

La spécialiste du climat chez Médiapart compare d’ailleurs volontiers les enjeux climatiques aux enjeux sociaux du XIX°s :

« Les intellectuels militants et les syndicalistes qui se battaient, à l’époque, pour mettre en place le système de protection sociale, luttaient pour des enjeux aussi gigantesques qu’aujourd’hui, avec le climat. […] Il y a un vrai parallèle et c’est la raison pour laquelle être journalistique sur ces questions, en France, doit passer par le même type d’engagement. ».

Dans la bouche de Jade Lindgaard, le terme « engagement » n’est pas anodin :

«  Le mot engagement veut dire plusieurs choses. Moi, je l’entends dans le sens de dénoncer une situation, un système de pouvoirs destructeur, à la fois de l’écosystème, mais aussi des conditions de vie. Il produit des inégalités environnementales, des inégalités par rapport à la santé, etc. Décrire ce système, être journaliste engagé, ça ne veut pas dire ‘’produire diatribes sur diatribes’’. Non, c’est un engagement dans la description de cette réalité et des faits. […] Il faut donner à entendre des témoignages et documenter une situation. Si mon horizon est de montrer à quel point la lutte contre le changement climatique est un enjeu de société majeur, ma stratégie pour y parvenir – et ma façon d’alimenter ma réflexion – c’est de passer par l’enquête. L’enquête et l’information journalistique. »

"COMMENT J’EN SUIS VENU AUX PROBLÉMATIQUES DU CLIMAT"

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Maître de conférence en Sciences de l’information et de la communication, Jean-Baptiste Comby remarque que « l’entrée dans le ‘’journalisme environnemental’’ après le début des années 2000 s’apparente plus à une étape dans une ‘’carrière’’». Les journalistes n’ont que très rarement une formation scientifique et n’envisagent guère cette spécialisation durant leurs études. Aussi le caractère transversal de la problématique climatique permet aux journalistes polyvalents d’approcher le climat par un angle qu’ils maîtrisent ou affectionnent spécifiquement.

√  LA FORMATION SUR LE TAS DE JOURNALISTES NON SPÉCIALISTES

« Je n’avais pas du tout de connaissances sur l’environnement et il m’a fallu une période de remise à niveau […]. La formation se fait sur le terrain : il faut travailler, couvrir les sujets, échanger avec les spécialistes – de manière parfois informelle – et se constituer un réseau. Il faut lire aussi bien sûr […]. Et au bout de quatre mois, vous commencez à comprendre les grands enjeux, les grandes thématiques et ce qui se cache derrière. » Gilles van Kote

L’ancien directeur du Monde rejoint la spécialiste du climat chez Médiapart, elle aussi formée « sur le tas » :

« L’environnement – en termes de nature – ne m’intéressait pas. C’est par le climat, cette notion très politique qui mélange société-inégalité-économie, que j’en suis venue à m’intéresser à l’écologie. J’avais tout à apprendre. Je me suis formée en lisant des bouquins, en travaillant sur les sujets, en analysant les dossiers, en réalisant des interviews d’acteurs, de chercheurs… Une des personnes qui m’a beaucoup aidée, c’est Pierre Lascoumes — chercheur et co-auteur de l’ouvrage ‘’Agir dans un monde incertain’’. Grâce à lui, j’ai identifié les acteurs et leurs positions. » Jade Lindgaard

La formation au « journalisme climatique » est autodidacte. Jean-Baptiste Bouvet insiste sur l’importance de quelques références bibliographiques :

« Il faut lire Pascal Canfin, Gunter Pauli, Rifkin, il faut lire Le climat va-t-il changer le capitalisme, de Jacques Mistral. Il faut lire une synthèse du GIEC. Il faut lire, il faut lire… Par ailleurs, chaque année, il y a un palmarès européen des Green Tech les plus prometteuses. Je m’y intéresse personnellement. Mais c’est sûr, c’est un long chemin pour accumuler des repères, des connaissances, des certitudes. »
Jean-Baptiste Bouvet

√ RECOURIR AUX EXPERTS : UNE ÉTAPE INDISPENSABLE

« On le devient un peu, mais on n’est pas expert. J’ai travaillé sur les OGM, les biocarburants, les semences améliorées, les propriétés intellectuelles sur les végétaux, tout cela est extrêmement complexe. Il faut s’appuyer sur les experts. » Gilles van Kote

Malgré les connaissances accumulées, les journalistes spécialisés ne peuvent se passer des experts pour vérifier leurs sources et ajuster leurs propos. La complexité des enjeux face au climat est telle que chaque sujet nécessite une approche prudente et rigoureuse. Le « comité climat »,
dont s’est doté France Info, veut éviter les écueils :

« Tout sujet vendu comme ‘’bonne solution pour le climat‘’ doit passer par un filtre éditorial et scientifique. Les experts du Comité Climat peuvent ainsi s’opposer face à une solution qui manquerait de consensus, une initiative qui aurait des effets pervers ou ne serait, en réalité, que du greenwashing. » Anne-Laure Barral

Confronté aux experts, le journaliste est parfois amené à réévaluer les solutions qu’il souhaitait traiter. La problématique du changement climatique requiert une grande prudence journalistique mais aussi — comme le souligne Jean-Baptiste Bouvet — le sens et l’acceptation de la critique :

« C’est un énorme travail d’enquête, on glane par le biais des mails, on demande à l’ensemble des interlocuteurs de nous faire remonter les idées, les innovations, les solutions dont ils ont entendu parler. Après, il faut se référer aux experts. Certains peuvent me dire ‘’non, votre initiative n’est pas exactement comme vous la décrivez, il y a un truc qui vous a échappé’’. Dans ces cas-là, il faut accepter la remarque et faire preuve de beaucoup d’humilité. » Jean-Baptiste Bouvet

Médias & Climat : le point de vue du climatologue – Jean Jouzel, vice-président du GIEC

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Climatologue, glaciologue et vice-président du groupe scientifique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) depuis 2002, Jean Jouzel est régulièrement invité par les médias pour rendre compte des rapports du GIEC.

Lire l’entretien avec Jean Jouzel (PDF)

Comment jugez-vous le traitement médiatique du changement climatique ?

D’énormes progrès ont été faits en la matière. La presse écrite produit d’excellents articles et la Tv comme la radio s’améliorent. Mon regret, quant aux médias de l’audiovisuel, c’est qu’ils mettent encore
les climato-sceptiques et le reste de la communauté scientifique sur un pied d’égalité. Ils privilégient le « un contre un » là où les scientifiques sont quasi unanimes. La TV et la radio veulent du débat alors qu’il n’a pas lieu d’être sur ce sujet, il n’existe pas. C’est une certaine conception de l’objectivité qui fait perdre en représentativité. Néanmoins, en termes de « couverture » médiatique, on ne peut pas dire que le climat soit sous- traité : je suis sollicité par de nombreux médias, surtout à l’approche de la COP21.

Quelles questions vous sont généralement posées par les journalistes ?

Ça varie énormément. J’ai dû faire sept interventions dans la même journée lorsque Obama a pris position en faveur du climat. Huit jours après, c’était parce que le mois de juillet avait été le plus chaud de tous les temps. Dès qu’il y a un événement lié au climat — cyclone, catastrophe, intempéries, etc. — on fait appel à moi.

Cela reste donc très ponctuel et lié à l’actualité chaude ?

C’est souvent lié à l’actualité chaude oui, mais ce n’est pas la seule condition. Les actualités climatiques, il y en a tout le temps. L’information climatique dépend aussi du reste des événements : il y a des jours où les journalistes n’ont pas grand-chose à dire. C’est dans ces moments que se multiplient les reportages sur le climat. On a fait une grande conférence à Paris, en juillet par exemple. Cette dernière n’a pas du tout été relayée. Pourquoi ? Parce que, dans le même temps, c’était la panique en Grèce. L’actualité climatique reste une information d’ajustement. S’il y a des choses plus urgentes, une actualité forte ailleurs, on n’en parlera pas. C’est un fait qui s’inscrit sur le temps long. On peut décaler l’information climatique d’un jour, elle sera toujours vraie. Tandis que le soutien de François Hollande à la Grèce, c’est tout de suite que ça se décide. La machine médiatique est ainsi faite et, compte tenu de ses impératifs, je trouve que, globalement, le climat est bien couvert.

Qu’en est-il de l’équilibre constats/solutions dans les médias ?

On a beaucoup parlé des constats par le passé et on continue à les évoquer, mais les solutions sont de plus en plus traitées aussi. La transition énergétique, par exemple, est largement évoquée à l’approche de la COP21. Les journalistes nous interrogent pour savoir quelles solutions mettre en œuvre.

Et quelles sont vos réponses ?

Généralement, j’essaie de penser à l’échelle globale. Si on veut respecter l’objectif de la COP21 — c’est-à-dire limiter le réchauffement climatique à deux degrés — il faut transformer nos modes de développement et laisser 80% de nos fossiles là où ils sont. Scientifiquement c’est clair et, selon le GIEC, c’est économiquement possible et viable. Pour ce faire, il faut améliorer l’efficacité énergétique. Trois quarts de l’augmentation des gaz à effet de serre sont dus aux fossiles. Nous devons trouver le moyen d’y avoir de moins en moins recours. Pour commencer, cela peut passer par une bonne isolation chez soi. Ces vérités concernent aussi bien les citoyens à l’échelle individuelle, que le secteur de l’industrie.

Qu’entendez-vous par « efficacité énergétique » ? Quelles sont les solutions concrètes promues par le GIEC ?

L’efficacité énergétique, c’est dépenser moins pour faire la même chose. C’est le premier levier. Ensuite, et toujours selon le GIEC, il y a le désinvestissement des fossiles avec le développement des renouvelables. Les différents scénarios proposés conservent une part de nucléaire et un recours plus important à l’électricité. Il y a donc des solutions et des verrous. Lorsqu’on m’interroge à ce sujet, j’essaie de parler des deux. Il faut encourager et aider la recherche pour des innovations qui répondraient aux problèmes qui persistent comme celui du stockage de l’énergie.

Les solutions actuelles sont encore imparfaites ?

Oui, malheureusement, il n’y a pas de solution sans point négatif. Personnellement,  j’aime bien les éoliennes, mais certains diront que c’est de la « pollution visuelle ». Le solaire est mieux accepté. On a encore quelques problèmes avec la récupération des panneaux, mais ça reste gérable. Là où il faut s’améliorer, c’est dans leur production.C’est pourquoi j’insiste sur le rôle de la recherche et de l’innovation. Les nouveaux panneaux photovoltaïques seront peut-être moins difficiles à gérer en fin de vie. Or, pour évaluer ces énergies nouvelles, il faut prendre en compte leur cycle de vie complet. Bien sûr, ce n’est pas le seul critère : il faut évoquer les risques (ceux du nucléaire par exemple), la dangerosité ou l’aspect visuel (pour les éoliennes notamment).

L’efficacité énergétique reste difficile à mesurer d’un point de vue purement scientifique. Quelle place doit-on donner aux considérations sociales et sociétales ?  Les changements de comportements — suscités par  la diminution de coûts et les gains d’efficacité — ne réduisent-ils pas, du même coup, les bienfaits de ces innovations ?

L’effet rebond1 se vérifie souvent et dans plusieurs domaines. On consomme moins d’essence mais on circule plus. Les changements de comportement sont souvent liés à l’aspect financier. La raison pour laquelle les gens limitent leurs déplacements, chauffent un peu  moins leurs intérieurs, etc., est généralement économique. Lorsque les progrès techniques permettent une diminution de la consommation au kilomètre, on peut être incités à rouler plus. C’est un effet rebond qui dépend à la fois des besoins et des revenus.

Efficacité et sobriété sont donc requises simultanément ?

Tout à fait, mais c’est un message qui passe encore assez mal. Je fais beaucoup de conférences dans lesquelles j’évoque l’efficacité énergétique. Ce discours est très bien reçu : globalement, les gens comprennent qu’il vaut mieux des bonnes fenêtres que des mauvaises. Mais dès qu’on parle de sobriété, l’attention n’est plus la même. L’efficacité, c’est « faire la même chose avec un peu moins d’énergie ». La sobriété, c’est juste « faire un peu moins ». C’est une tout autre affaire. J’estime que pas plus d’une personne sur dix ne changera ses façons de faire sans y être forcée financièrement. La taxe carbone va dans ce sens mais il faut aussi aider la sobriété avec des infrastructures. Faire du vélo, prendre les transports en commun, ce sont des formes de sobriété. Les communes doivent donner les moyens aux habitants de se déplacer plus proprement. Prenons l’exemple de Rennes : l’aménagement de la ville a été réussi et le tramway y fonctionne très bien ; Nantes et Grenoble sont aussi pionnières ; Lille et Strasbourg s’y mettent. Des choses se font. Depuis le grenelle de l’environnement, c’est une dynamique nouvelle qui se met en place et nous ne consommons déjà plus comme il y a quinze ans. Pourtant, les gens pensent que rien ne se passe. C’est faux. Certes, ce n’est pas suffisant, mais les choses bougent et évoluent dans le bon sens. Même de grandes entreprises prennent leurs responsabilités. Prenez EDF : il veut se décentraliser. Quand on pense à ce mastodonte très centralisé, avec ses grosses centrales, qui regarde vers l’avenir et se tourne vers la communauté scientifique, c’est un changement complet ! Rien de tout cela n’était envisageable il y a quelques années. Dans les années 90, les grandes entreprises énergétiques françaises prenaient leurs décisions sans considérer l’impact des émissions de gaz à effet de serre. Aujourd’hui, Total et EDF se tournent vers les scientifiques pour leur demander conseils. Ils voient bien qu’ils doivent changer, sinon ça se fera sans eux.

Le changement ne viendra-t-il que de l’État et des grandes structures ?

Non, pas seulement. Il y a beaucoup de petites entreprises aussi qui se construisent en prenant en compte, dès aujourd’hui, la problématique climatique. Les citoyens et le monde de la recherche ont une grande part à jouer. En France, la moitié des émissions de gaz à effet de serre est due à la façon dont nous vivons au quotidien : le domestique, l’alimentation, le chauffage. Chacun d’entre nous peut œuvrer pour réduire la quantité des émissions : prendre les transports en commun plutôt que la voiture, changer les fenêtres, etc. Ce sont des investissements à petite échelle qui, accumulés, participent d’un changement global. Il n’y a pas de geste inutile. Le climat, c’est l’affaire de tout le monde •

Faire preuve de vigilance face aux rapports de force et aux discours des acteurs

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Comment approcher et médiatiser les « solutions au climat » compte tenu des rapports de force, des conflits d’intérêt et de l’influence (économico-politico-médiatique) exercée par les différents acteurs ?

PAROLES-A

√ ANALYSER ET DÉCONSTRUIRE LES DISCOURS DE CERTAINES ENTREPRISES

« On a du mal à percer le discours officiel des entreprises. Le nucléaire est un bel exemple de ces jolies histoires racontées par les communicants d’entreprises. On nous présente le nucléaire comme une énergie propre, sous prétexte qu’il émet moins de carbone que les énergies fossiles. Mon rôle est de déconstruire ce discours, admettre la faible émission en CO², mais soulever, par ailleurs, les problèmes que l’on tend à ignorer : le coût très élevé, le risque d’accidents, etc. » Coralie Schaub

 

√ PRENDRE DU RECUL SUR LES  DOGMES

« En général vous avez deux camps : le camp des industriels et le camp des « écolos ». Le premier voit les solutions dans les entreprises, le deuxième dans les individus, à des échelles beaucoup plus réduites. Et grosso modo, chacun tente d’utiliser le journaliste à son profit pour dénigrer l’autre camp. Très souvent, on s’aperçoit que ce sont deux dogmes qui s’opposent. Le journaliste ne doit être l’otage ni de l’un, ni de l’autre. Une solution est de faire appel à une panoplie d’experts : interroger des experts pour comprendre, dans un premier temps, une controverse scientifique. Puis, interroger d’autres experts sur l’antagonisme dogme/contre-dogme lui-même, c’est-à-dire sur la société : pourquoi est-ce qu’il y a cette controverse ? Pourquoi deux camps sont-ils prêts à dire tout et n’importe quoi (certains sont à la limite de l’honnêteté intellectuelle…) ? » Gilles van Kote

 

√ IDENTIFIER LES STRATÉGIES DE « GREENWASHING »

« Attention, il y a beaucoup de com’. Sans changer leurs façons de faire, certaines boîtes vont juste repeindre leurs actions en vert ».
Pour éviter de tomber dans cet écueil, France Info s’est doté d’un comité d’experts qui attribue le label #maplanète aux solutions jugées pertinentes :
« On les identifie à l’antenne pour montrer que ce n’est pas du greenwashing et que c’est quelque chose de plutôt consensuelle chez les experts. »
Anne-Laure Barral

 

√ PENSER EN TERMES DE RAPPORTS DE FORCE

« La politique de François Hollande, comme celle de Nicolas Sarkozy, est tellement désidéologisée que ce sont les rapports de force qui prennent le dessus. En 2007, l’UMP a fait une OPA sur l’écologie. A l’époque, j’y croyais. J’étais en désaccord avec les positions de Nicolas Sarkozy, mais je croyais réellement à un effet d’opportunité qui conduirait à de véritables réformes. Quelles en étaient les motivations ? Là n’était pas la question. L’annonce de la taxe carbone me paraissait crédible. Mais, dès 2010, je me suis progressivement rendue compte de mon erreur : c’est une question systémique dans laquelle je vois clairement apparaître la force des lobbies industriels, des entreprises, des groupes énergétiques. Ils sont sous-estimés par les ONG, pourtant ils pèsent énormément sur les réformes environnementales. Le problème, c’est que les partis politiques, les ONG ou les mouvements écolos méconnaissent le monde de l’entreprise. Tous construisent une discussion idéologique alors que la vraie bataille est celle des rapports de force. C’est sur cela que je concentre mon travail. »
Jade Lindgaard

RENDRE CONCRET ET ACCESSIBLE : LA VULGARISATION DES « SOLUTIONS AU CLIMAT »

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L’ invisibilité et le temps de réponse – très long – des écosystèmes aux dégradations qu’on leur inflige rendent le changement climatique peu « médiagénique ». Le travail du journaliste est de rendre ce sujet intéressant, concret et intelligible à son public. En relayant des initiatives concrètes entreprises partout dans le monde, des solutions qui contribuent à limiter les émissions, le sujet devient bien plus palpable et attrayant. Qu’en pensent les journalistes spécialisés ?

Comment faciliter la réception d’un sujet si complexe en vulgarisant les enjeux sans les simplifier ?

PAROLES-A

√ FAIRE PREUVE DE PÉDAGOGIE

« Il ne faut jamais se dire ‘’ça a déjà été expliqué’’. Les auditeurs n’ont pas forcément la mémoire de tout ça. Ma double mission est, 1) ne pas perdre un auditeur qui n’y connait rien, 2) en apprendre davantage à ceux qui sont dans le secteur. Pour les premiers, il faut utiliser des images. Il faut faire attention aussi aux phrases prononcées par les experts lors des interviews : il faut qu’elles restent compréhensibles en évitant les sigles. » Anne-Laure Barral

√ ILLUSTRER PAR DES EXEMPLES SIMPLES ET CONCRETS

« Le changement climatique se voit sur l’agriculture, sur les arbres fruitiers, sur la façon dont les espèces migrent, etc. Ce sont des papiers très tangibles. Si la science est une matière aride pour certaines personnes, nous devons rendre les choses plus concrètes. Les détails techniques peuvent être incompréhensibles. Avec les exemples, c’est plus clair. » Marielle Court

√ REDONNER LA PAROLE AUX CITOYENS

« Notre projet ‘’Le climat change et vous ?’’, sur Médiapart, est le fruit d’une rencontre avec les organisateurs du Festival du livre et de la presse d’écologie. Ils souhaitaient proposer un espace de parole non monopolisé par les experts du climat. Il s’agissait de sortir du discours savant pour le redistribuer plus démocratiquement. Nous avons fait un appel à contribution large pour nous adresser au grand public. L’hypothèse de départ était la suivante : les gens sont de plus en plus sensibles à la question climatique, ils sentent que quelque chose se passe et impacte leur vie. Mais tout ceci reste diffus. Notre pari est de faire émerger leur ressenti, d’aider nos lecteurs à l’exprimer, de montrer que le climat n’est pas l’apanage des experts, militants, ONG ou entreprises. C’est aussi une préoccupation qui monte dans la société. » Jade Lindgaard

√ MÉDIATISER LES INITIATIVES ET LES HISTOIRES D’HOMMES ET DE FEMMES

«  J’aime ce qui est concret. Bien sûr, il faut s’intéresser aux conférences internationales, à ce qui peut en sortir, etc., mais ce sont des sujets lourds et lents qui débouchent sur des papiers compliqués. Le sujet n’est pas toujours très excitant. On se doit d’aborder aussi des choses plus pratiques, plus précises, de terrain.

Par exemple ?

Sur la sécurité alimentaire, la culture des légumineuses en Afrique est un bon sujet. Ces plantes captent l’azote des sols et les fertilisent sans recours à des engrais minéraux. Un tel sujet raconte une histoire : des pays d’Afrique redécouvrent les vertus du haricot. Non seulement, des traditions locales sont réhabilitées, mais en plus, ce sont des pratiques agricoles exemplaires, susceptibles d’apporter une solution pour lutter contre la famine. Cette réalité est peut-être lointaine mais elle reste concrète. Sans nier le fait que 800 millions de personnes sont malnutries dans le monde (au contraire, chaque année, on va rappeler ce chiffre désespérant), on souligne, aussi, que des réactions existent dans ces pays : les communautés paysannes ne sont pas totalement démunies et n’attendent pas la prochaine famine sans rien faire. Les histoires d’hommes et de femmes intéressent le lecteur – bien plus que les affaires institutionnelles. Il faut aller à la rencontre de ces gens et raconter ce qu’ils font. Il n’y a, d’ailleurs, rien de plus excitant ! » Gilles van Kote

"POUSSER LA QUESTION CLIMATIQUE AU CŒUR DE MA RÉDACTION"

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Férus d’actualités chaudes, « chocs » et tangibles, les médias généralistes ont parfois tendance à délaisser les reportages sur le climat en absence d’événement spécifique.
La concurrence est rude au sein même de la rédaction et les journalistes doivent « se battre » pour que leur thématique gagne ou conserve leur espace éditorial.

PAROLES-A

L’ex directeur du Monde, Gilles van Kote, témoigne des difficultés rencontrées par les journalistes environnementaux pour faire valoir leurs reportages :

 « Les thématiques de la rubrique Planète sont de l’actualité tiède : elles s’inscrivent à la fois dans l’actualité et dans la durée. Elles peuvent donc être diffusées plus tard. Dans un quotidien comme Le Monde, le réflexe naturel est de passer l’actualité chaude en tête.  Avant qu’une rubrique ne nous soit consacrée, il a fallu batailler. » Gilles van Kote

√ METTRE LA LUMIÈRE SUR LES « SIGNAUX FAIBLES ».

« Notre idée était de mettre en première ligne le décryptage de la crise environnementale avec ce qu’on appelle les ‘’signaux faibles’’. Ces signaux sont peu traités par les grands médias car ils sont aussi  peu visibles. Pourtant, ils vont structurer le développement de nos sociétés. Il s’agissait, non seulement, de mettre au jour des phénomènes, mais aussi de faire émerger leur transversalité : montrer toutes les connexions comme la crise alimentaire avec celle du climat, la question du développement avec la question agricole, etc. Tout est imbriqué, nous voulions mettre en évidence cette interdépendance. » Gilles van Kote

√ FAIRE LE LIEN AVEC L’AGENDA POLITICO-MÉDIATIQUE

« Par exemple, en période de canicule, un sujet sur les climatisations convient tout à fait : c’est plutôt énergivore et ce n’est pas bon pour le climat. On annonce que 47 départements doivent faire attention à la chaleur ? L’angle à traiter, pour moi, (celui qui n’a pas encore été fait et qui relève de ma spécialité), c’est celui de la clim’. J’apporte un angle différent sur un sujet qui a la priorité des rédacteurs et des auditeurs. Pour qu’un sujet passe à un moment précis, il faut une accroche d’actualité chaude ». Anne-Laure Barral

√ PROPOSER UNE APPROCHE INÉDITE ET/OU DISSONANTE, EN LIEN AVEC L’ACTUALITÉ

« Toute la difficulté est d’attirer l’attention sur des sujets qui restent pour le moment secondaires et minoritaires. Il faut gérer plusieurs stratégies médiatiques à la fois :
– stratégie de visibilité ou d’opportunité : c’est-à-dire se servir de l’actualité, anticiper le jour où il y aura davantage d’écho dans les autres médias. C’est surtout dans ces moments que les lecteurs s’intéressent à nos articles.
– stratégie de distinction : être prêt ce jour-là avec un article qui, sur le même sujet, sera dissonant. »
Jade Lindgaard

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« UN AUTISME DES GRANDES RÉDACTIONS ENVERS LES MOUVEMENTS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE » ?

Les 26 et 27 septembre — soit deux mois avant la COP21 — le mouvement citoyen Alternatiba Paris organisait un grand village des alternatives, sur la Place de la République (Paris) au terme d’un Tour de France ayant traversé 187 territoires. Selon Alternatiba, ce festival des solutions pour le climat aurait rassemblé environ 60 000 personnes et des centaines d’organisations pour présenter et découvrir des alternatives économes en énergie, solidaires, émettant pas ou peu de gaz à effet de serre. Alice Le Roy1  fait état du quasi-silence médiatique sur cette opération, lors d’un débat autour du thème « Quel climat pour la presse ? » .

L’animatrice invite quelques journalistes et universitaires particulièrement engagés sur la question à expliquer l’« apparition par éclipses de la question climatique » dans la majorité des grands médias généralistes.

Selon Jade Lindgaard, « l’incertitude sur l’identité de l’événement » explique, en partie, sa non-médiatisation. Pour le reste, « Alternatiba a probablement été victime de son pacifisme ». 

Soulignant le tropisme médiatique pour les informations « chocs » ou « négatives », la journaliste de Médiapart rejoint les propos d’Hervé Kempf (fondateur de Reporterre) : « De belles images étaient disponibles : il y avait des jeunes, des familles, des vélos à quatre roues… Tous les ingrédients y étaient pour faire un bon sujet […]. La machine médiatique n’est pas à même d’entendre les alternatives citoyennes ».

Très critique envers les médias généralistes, Hervé Kempf déplore et dénonce un « autisme des grandes rédactions envers les mouvements de la société civile », là où Catherine Guilyardi2 constate que « les médias spécialisés ont finalement pris la place que les grands médias n’ont pas su occuper ».

Ces observations invitent à interroger la manière dont les médias généralistes peuvent se saisir des initiatives portées par les citoyens.

Prix de l'Innovation Lecture 2015 de la Fondation du Crédit Mutuel

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La Fondation du Crédit Mutuel a lancé le 2 juillet dernier la deuxième édition de son Prix de l’Innovation Lecture.

Ouvert aux associations et aux personnes physiques, ce Prix vise à récompenser cette année deux projets innovants pour la promotion de la lecture.

Pour participer au Prix de l’Innovation Lecture, le projet doit :

  • Être porté par une association, en direct ou pour le compte d’un tiers (personne physique)
  • Bénéficier en principe à un large public
  • Répondre aux critères suivants : être un projet innovant et pérenne en matière de promotion de la lecture, être générateur de lien social et impliquer un travail en partenariat.

Dates clés

  • Début juillet 2015 : lancement du Prix
  • 1er novembre 2015 : clôture des candidatures
  • Janvier 2016 : remontée des dossiers à la déléguée nationale et présélection de 6 dossiers par le jury
  • 3 février 2016 : rencontre du Comité de la Fondation du Crédit Mutuel pôle Lecture avec les finalistes et proclamation des lauréats

Les projets les plus remarquables seront récompensés à hauteur de 20 000 € pour le Grand Prix du Jury et 10 000 € pour le Prix Coup de Cœur. Les associations lauréates s’engagent ensuite à lancer leur action avant le 31 décembre 2016.

Pour en savoir plus et télécharger le dossier de candidature, consultez le site de la Fondation du Crédit Mutuel

Forum Vivre ensemble le changement climatique : Entre subir et agir

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Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) organise au Palais d’Iéna le 4 juin 2015 un Forum sur le thème « Vivre Ensemble le changement climatique : entre subir et agir« , labellisé « COP21 », symbole du soutien institutionnel de l’État à l’événement.

A l’heure du réchauffement climatique, comment adapter nos comportements ? Quelle nouvelle gouvernance peut-être envisagée ? Quelles actions à mener dans les territoires et au niveau national ?
Quelles mesures doivent être engagées pour réduire les effets attendus du changement climatique ?
Comment vivre ensemble le changement climatique : entre agir et subir ?

En partant de cas concrets, d’exemples précis et des nombreux travaux du CESE, ce 5e forum veut approfondir la réflexion, pour proposer de nouvelles idées à la veille de la conférence internationale sur le climat COP21 qui se tiendra à Paris en fin d’année.

Programme complet du Forum

Avec la participation notamment de : Jean Jouzel, Nicolas Hulot, Hubert Reeves, Dominique Bourg, Dominique Méda, Jean-Pierre Dupuy, Sharan Burrow, Jean Claude Ameisen ainsi que de nombreux conseillers du CESE.

Les débats seront animés par Roger-Pol Droit (CNRS, philosophe, et journaliste).

Site internet de l’événement

Les interventions et débats de la journée pourront être visionnés en streaming sur cette page.