Circuits courts et relocalisation : la proximité comme solution pour une ville durable ?

C’est une première. Mardi 29 mars, le 36ème « Alter Mardis : Parlons Solutions » se déplace en Île-de-France. Organisée par Ashoka, le Groupe SOS et l’Atelier, cette conférence seine-et-marnaise aura lieu à la Ferme du Buisson. Au cœur du débat : la proximité comme clef d’une ville plus durable pour lutter contre le réchauffement climatique, la pollution à outrance et la dégradation de la biodiversité. Notre alimentation, notre mobilité, notre gestion des déchets et nos énergies peuvent-elles devenir plus locales ? Comment encourager les initiatives citoyennes qui agissent en ce sens ? Quel est leur véritable impact ? Animée par le journaliste Eric Larpin et en présence de Grégory Gendre, Fellow Ashoka, coordinateur de l’association Roule ma frite 17, Thierry Vincent, responsable du développement pour l’Agence Régionale de l’Environnement et des Nouvelles Energies (Arene) Île-de-France et Sylvain Péchoux, Chargé de mission pour le réseau de l’Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) Île-de-France, la rencontre pèsera les « pour » et les « contre » de ces nouveaux modèles de production et de consommation, pensés par certains comme une réponse à la crise écologique. Vous aussi devenez acteur de la ville de demain !

Produire, consommer, se déplacer et gérer nos déchets représentent des milliers de kilomètres, des centaines d’intermédiaires, une pollution et un gaspillage énergétique. Inhérente à la libéralisation des échanges, la crise écologique dégénère face à l’explosion des transports de marchandises, producteurs de gaz à effet de serre. Comment répondre efficacement à cette urgence? En relocalisant certaines productions et en préférant des circuits courts, dans une logique de rapprochement géographique entre producteurs et consommateurs et de restriction des intermédiaires commerciaux. Pilier du développement durable, cette proximité permet de réduire la consommation d’énergie et l’empreinte écologique, de favoriser l’emploi et les activités locales, de restaurer le lien social, d’assurer une meilleure traçabilité, de développer la souveraineté alimentaire, énergétique et industrielle, au Nord comme au Sud.

Les circuits courts ne datent pas d’hier. L’agriculture périurbaine était une fonction ancienne d’approvisionnement des villes. Des villages maraîchers entourant la capitale approvisionnaient quotidiennement les Halles et les marchés. Avec l’étalement urbain, le développement des transports, et l’internationalisation des marchés et des structures industrielles, ils ont décliné au XXème siècle, avant de retrouver un regain d’intérêt depuis les années 2000. Aujourd’hui il font l’objet de recherches très poussées par certains scientifiques et économistes et sont le moteur d’entrepreneurs sociaux innovants. Gregory Gendre est de ceux-là. Son coup de génie? Valoriser localement les déchets d’un territoire. Sur une île marquée par le tourisme et la pêche, ce jeune entrepreneur social oléronais a eu l’idée de récupérer l’huile utilisée « pour les frites des touristes » auprès des restaurateurs locaux, de la filtrer et de l’utiliser comme biocarburant pour les transports touristiques et les engins du port. Fort de cette expérience pilote de collecte et de recyclage de proximité, il a su mettre en place un modèle reproductible aux autres déchets et adaptable aux spécificités locales d’un territoire. Former et fédérer les acteurs sur d’autres territoires devient son principal enjeu. En plus de modifier notre gestion des déchets, les circuits courts transforment nos infrastructures et repensent nos modes de vie. L’Arene Île-de-France en fait l’expérience. En partenariat avec la ville de Fontainebleau, l’agence a lancé une étude de définition d’une stratégie de ville post carbone. Elle anticipe le changement climatique et la limite des ressources en proposant de nouvelles formes d’habitation, de déplacement, de consommation, d’occupation de loisirs, de communication. Enfin les circuits courts modifient en profondeur notre consommation alimentaire et nos modes de production, à l’instar de l’AMAP, créateur d’un lien direct entre paysans et consommateurs. L’association favorise l’agriculture paysanne et biologique mise à mal par l’agro-industrie.
Et vous, êtes vous prêts à passer à la ville durable?

En présence de :
• Grégory Gendre, Fellow Ashoka, fondateur de l’association Roule ma frite 17
• Thierry Vincent, Responsable du développement de l’Agence Régionale de l’Environnement et des Nouvelles Energies (Arene) Île-de-France
• Sylvain Péchoux, Chargé de mission pour le réseau de l’Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) île-de-France
La rencontre sera animée par Eric Larpin, journaliste notamment pour La Croix et spécialiste de l’économie sociale et solidaire.
Ce rendez-vous sera ouvert par Jean-Marc Brûlé, Président de l’Atelier et conseiller régional d’Île-de-France (sous réserve).

L’organisation de ce premier événement en Île-de-France est rendu possible grâce à la Ferme du Buisson, partenaire de cette rencontre seine-et-marnaise.

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Découvrez la première campagne de communication du Groupe SOS avec le film 55s « Le pot de départ » et faites la circuler autour de vous. Nous faire connaître, c’est déjà nous aider!

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