La France des Solutions 2016 : elle avance, elle est là !

Le 10 octobre 2016, La France des Solutions a fait résonner la parole des acteurs de changement dans l’hémicycle du Palais d’Iéna, siège du Conseil Économique Social et Environnemental (Cese). Pour cette 4e édition, Reporters d’Espoirs a fait les choses en grand, soutenue par ses partenaires, la Caisse d’Epargne Ile-de-France (partenaire majeur) et Gan assurances.
Les 500 participants ont pu, au fil d’interventions vivantes et pleines d’espoir, découvrir les initiatives d’acteurs « de solutions ». Dynamiques et visionnaires, les « pitcheurs » et débateurs sont parvenus à faire rimer emploi et management avec ré-enchantement, ruralité avec innovation, et humanités avec créativité. Des thèmes et un esprit dont 33 médias (Le Parisien Magazine, Le Figaro, Sud Ouest, Nice Matin, Ouest France, TF1, France Info, L’Étudiant…), se sont fait l’écho tout au long de la semaine du 10 au 16 octobre.

Un événement animé par Sophie Jovillard, journaliste sur France 5, et dynamique ambassadrice de Reporters d’Espoirs.

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C’est Jean-Louis Étienne qui le premier nous a invité à ne pas repousser nos limites, mais à apprendre à les découvrir.
Encouragé par Sophie Jovillard, le médecin et explorateur a lancé : « Les Français sont imaginatifs. Nous sommes un petit pays intense, doté d’une jeunesse de grand niveau. Nous disposons de grands gisements, nous avons juste besoin d’un petit peu plus d’audace ». L’auteur de Persévérer a exhorté son auditoire : « Soyez efficace sur votre zone d’influence. Être habité par une idée, c’est rare. Il faut résister aux tentations de l’abandon, persévérer, ne pas lâcher celle qui vous porte ».

Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, et présidente de la COP21, a rappelé les initiatives de protection de l’environnement qu’elle a impulsé et qui veulent mobiliser les acteurs du territoire dans le cadre de « l’Agenda des Solutions ». « Il faut croire que l’impossible peut devenir possible », a préconisé madame la Ministre.

De la persévérance, Zahia Ziouani n’en manque pas. La chef d’orchestre et directrice musicale de l’orchestre symphonique Divertimento, créé en 1997 dans le 9-3, a évoqué son parcours d’apprenti-musicienne. Issue d’une famille modeste d’origine maghrébine de la ville de Saint-Denis, elle est parvenue au fil des ans et des partitions à transformer ses faiblesses en atouts. Aujourd’hui, Divertimento réunit 70 musiciens de la région parisienne et mène de nombreuses actions de sensibilisation à la musique. « La transmission est essentielle, explique la musicienne, il faut être innovant, créatif, décloisonner les univers, mener des projets participatifs qui réunissent des intervenants venus d’horizons différents. »

À propos d’horizon, l’intervention de Didier Patault, président de la Caisse d’Épargne Île-de-France et mécène de Reporters d’Espoirs, a contribué à l’enthousiasme qui régnait ce jour-là au Cese. « La Caisse d’Épargne existe depuis bientôt 200 ans, nous sommes persévérants par nature. Nous avons le moral et nous essayons de le véhiculer. On accompagne volontiers les porteurs de projets, à ce titre, nous sommes fiers de participer au développement économique du territoire francilien. Nous, on prête ! Et nous sommes fiers de ce que nous accomplissons chaque jour. »

Développer le territoire France et son attractivité, c’est précisément la mission de Muriel Penicaud, directrice générale de Business France : « Nous sommes là pour permettre aux start-up et entreprises françaises d’avoir l’audace de s’internationaliser » décrit-elle, rappelant que l’export représente 5 à 6 millions d’emplois en France auxquels s’ajoutent 2 millions d’emplois créés par des investisseurs étrangers. « Comment aller plus loin, plutôt qu’avoir peur de nous-mêmes ? Regardons la créativité au m2, elle est forte en France ! Si on ne regarde que ce qui paralyse, on finit par s’inhiber soi-même » constate-t-elle, rejoignant Laurent de Chérisey, cofondateur de Reporters d’Espoirs.

 

1. RÉ-ENCHANTER TRAVAIL, EMPLOI ET MANAGEMENT

Le thème du travail s’est fait enchanteur grâce au témoignage de Cécile Dejoux, « la prof aux 100 000 étudiants », conceptrice de Mooc (Massive Open Online Course) innovants, qui nous a rappelé ses trois convictions : la France regorge de talents reconnus à l’international ; elle a une carte à jouer dans le monde numérique ; il faut parier sur les compétences de l’homme. « Oser, se tromper, c’est une façon d’apprendre », a-t-elle partagé.

Michel Hervé, pionnier de la « démocratie concertative » au sein de son entreprise éponyme, a renchérit en rappelant que « Lorsque l’on ne sait pas où l’on va, il faut regarder d’où l’on vient ». Lui a fait de la politique (comme Maire de Parthenay dans les Deux-Sèvres) tout en développant le Groupe Hervé, (2800 salariés, 30 entreprises) spécialisé dans la conception, l’installation et la maintenance de systèmes et technologies utilisés dans le bâtiment. « Dans mon entreprise, tout le monde est entrepreneur, affirme-t-il. Ensemble, nous créons de la force afin de prendre des décisions collectives. Nous faisons fraternité, ce qui nous donne la force d’être en permanence en capacité d’innovation, de faire preuve de souplesse dans un monde en constante évolution. »

Christophe Barbier, directeur de la Scop La Belle Aude, qui fabrique des crèmes glacées, a redit la nécessité de lutter pour reconstruire. « La lutte des glaces », voilà le slogan de celui qui, avec vingt autres ouvriers, ont repris il y a deux ans leur entreprise au terme d’une bataille avec l’actionnaire de l’époque, pour la transformer, sauver leurs emplois, et monter en gamme tout en œuvrant aux circuits courts…  Audacieux, à l’instar de son entreprise devenue coopérative, animée par « le sens du goût et le goût du sens » et qui valorise un territoire, l’Aude.

Deux « experts » ont réagi à ces initiatives, pour les prolonger et les recontextualiser. Pour Sylvie Brunet, présidente de la section Travail et emploi du CESE, professeure associée à Kedge Business School, « Il faudrait réinventer le travail, passer du travail à l’œuvre ». Patrice Mavilla, directeur Économie sociale, santé et institutionnelle de la Caisse d’Épargne IDF, a aussi invoqué l’urgence de retrouver « le goût du sens ».

 

2. TERRITOIRES EN TRANSITION

« Prenons soin de la Terre », c’est ainsi que Thierry Geffray, agriculteur et cofondateur de l’association Biovallée -qui, dans la Drôme, œuvre à l’aménagement et au développement d’un territoire rural européen de référence en matière de développement durable- a ouvert le débat consacré à la ruralité. École de la nature, agriculture collective, continuum entre approche technique (l’agriculture biologique) et réflexion sur l’Humain, furent les maîtres mots de son intervention.

Philippe Guerret, président de M2i Life Sciences, une entreprise qui depuis 2012 imagine des produits de biocontrôle agricole à partir de phéromones, milite en faveur de « cultures sans pesticides ». Une entreprise « made in France », de la recherche et développement à l’industrialisation.

Quant à Caline Jacono, elle dirige OHT, start-up fondée en 2011 qui développe et propose des solutions innovantes et écologiques pour traiter les eaux et les sols pollués par des hydrocarbures,

Parmi les experts, Cécile Claveirole, journaliste, agronome et rapporteure au CESE d’un avis sur « La transition agroécologique », elle a insisté sur les pratiques permettant de transformer l’agriculture vers des systèmes alimentaires plus durables.

 

3. STIMULER CITOYENNETÉ & DÉMOCRATIE

Patrick Bernasconi, président du Cese, Jo Spiegel, maire de Kingersheim dans la région Grand Est, et Léonore de Roquefeuil, cofondatrice de voxe.org -un comparateur de programme politique lancé en 2012- nous ont convaincu de l’importance de stimuler la démocratie.

Pour le premier, « il est nécessaire de bâtir du consensus ». Le deuxième a rappelé que « la démocratie doit être édifiante. Le pouvoir naît quand les hommes travaillent ensemble, il disparaît quand les hommes se dispersent ». Quant à la troisième, elle assure que « l’apathie politique chez les jeunes est un mythe ».

 

4. DES MÉDIAS  & DES ACTES !

10 journalistes, directeurs de rédactions et rédacteurs en chef, ont explicité leur engagement aux côtés de Reporters d’Espoirs dans la « semaine des solutions ».
Parmi eux :

CLAIRE ALET, RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE, ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES
AUDE SERES, RÉDACTRICE EN CHEF, LEFIGARO.FR
STEPHANE CALMEYN, DIRECTEUR DE LA RÉDACTION, SELECTION READER’S DIGEST
ANTOINE GUÉLAUD, DIRECTEUR DE LA RÉDACTION, TF1
JULIETTE SALIN, RÉDACTRICE EN CHEF, LE MONDE DES ADOS
VALÉRIE BARBE, JOURNALISTE, FRANCE BLEU
ANTONIN AMADO, RÉDACTEUR EN CHEF NOVETHIC
FRANCOIS VEY, RÉDACTEUR EN CHEF, LE PARISIEN MAGAZINE

Entre le 7 et le 15 octobre, 33 médias partenaires ont joué le jeu de produire et proposer à leurs auditeurs, téléspectateurs, lecteurs, internautes -soit plus de 20 millions de français en audience cumulée- des contenus sur des initiatives constructives.

5. La France des solutions Académie

Non seulement la jeunesse n’est pas apathique, mais elle est inventive ! La preuve avec La France des Solutions Académie qui nous a donné l’occasion de découvrir les projets novateurs de quatre jeunes de moins de 26 ans à la faveur de pitch de quatre minutes, top chrono !

  • Dans la catégorie Solidaire, Alexandre Valensi a défendu Sport pour toit, association qui propose aux SDF de se réinsérer par le sport.
  • Plus écolo, Ecosec, pitché par Léa Egret et Vincent le Daheron, un concept de toilettes sèches design et pratiques.
  • Pour les Geek, Elliot Lepers a présenté 90 jours, une appli gratuite qui promet d’accompagner en trois mois et sans privation l’adoption d’un mode de vie écologique.
  • Enfin, plus « énergique », Zéphyr Solar, illuminé par Julie Dautel, un ballon photovoltaïque qui permettrait d’alimenter en énergie les 17 millions de réfugiés dans le monde.

C’est Zéphyr Solar qui a particulièrement conquis l’auditoire –vote à l’appui- et qui aura la chance de briller davantage –chacun remportant une visibilité médiatique- dans les médias partenaires de l’événement – notamment L’Etudiant et LCI.

2 Comments

  • Yvette Gilabert dit :

    Enfin !…Une initiative concrète pour nous permettre de convaincre tous les sceptiques .Non les jeunes ne sont pas des fainéants, ils se battent avec une grande énergie, et ont besoin de notre soutien !…
    Merci d’exister !…
    J’ai imprimé votre message pour le mettre dans les deux cafés associatifs de Gaillac à savoir « Chinabulles » et « Cartes sur Tables » où les jeunes et les vieux (comme moi) se retrouvent, pour partager infos , jus de fruits frais, café, bières locales, concerts, films, graines et plants etc…
    Yvette (Février 1944)

    • webmaster dit :

      Merci Yvette ! Nous sommes ravis d’être représentés à Gaillac -que certains d’entre nous, originaires d’Occitanie, affectionnent particulièrement- grâce à votre relai. N’hésitez pas à parler de l’initiative aux journalistes locaux – ils peuvent eux aussi rejoindre l’aventure pour diffuser les initiatives constructives de la région.

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