Les semences paysannes font de la résistance

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En Loire-Atlantique, des paysans s’attellent à la sélection d’une variété locale de maïs. En Anjou, le public est convié à une bourse aux graines et à une démonstration de triage à façon.

Une trentaine d’agriculteurs se faufilent, seau en main, entre les rangs de maïs. Nous sommes chez Christian et Ghislain David, éleveurs laitiers à Couëron (Loire-Atlantique). Sur cette petite parcelle de 20 ares, à flanc de coteau, les pieds n’ont pas été ensilés. Leurs silhouettes desséchées ne paient pas de mine. Mais dissimulent un trésor. Vincent, Dominique, Annie, Gildas et les autres progressent dans l’enchevêtrement du feuillage. Ils décortiquent les « poupées », remplissent leur seau d’épis.

Dans la benne du tracteur, en bout de champ, leur moisson étale une étonnante diversité génétique. Épis jaunes, orangés, rouges, blancs, bariolés… « Ce champ a été semé avec la variété rustique lavergne joly, façonnée par les agriculteurs du Périgord et de la Vienne. Elle est issue du brassage génétique de sept ou huit variétés, dont une originaire du Guatemala, aux épis rouges », explique Jérémy Renaud, animateur de la Fédération départementale des Civam (Centres d’initiatives et de valorisation de l’agriculture et du milieu rural) de Loire-Atlantique.

 

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