"Une campagne choc contre le viol conjugal" (14 juin 2011)

C’est la première fois qu’une campagne nationale milite contre le viol conjugal. Chaque année, 75000 femmes affirment être victimes de viol. Une fois sur trois leur agresseur est leur conjoint ou concubin. Les chaînes de télé hertziennes vont diffuser gratuitement le spot réalisé à l’initiative du Collectif Féministe contre le viol. Pour que les victimes sortent enfin du silence.

Article paru sur leparisien.fr

Actualité > Société

Une campagne choc contre le viol conjugal

Pour la première fois, une campagne télé et Internet alerte sur le drame du viol conjugal, qui frappe plusieurs milliers de victimes chaque année en France. Explications en avant-première.

Anne-Cécile Juillet | Publié le 14.06.2011, 07h00

Un viol sur trois est commis par le conjoint ou concubin. Afin de briser le silence, pour la première fois, un collectif féministe lance une campagne de grande envergure.

«Une femme, elle doit répondre à toutes les envies de son mari. C’est ça, le devoir conjugal. Et puis, elle ne peut rien dire, avec les enfants qui dorment à côté. Où elle irait se plaindre? J’ai été violée par mon mari! T’imagines! Une femme sans son mari, c’est rien… Et le sexe, c’est humain… »

La voix est grave, le ton se fait de plus en plus terrifiant alors qu’apparaît à l’écran une femme, seule, désespérément seule, comme brisée par la douleur la plus vive qui puisse être au sein du couple : le viol conjugal.

Chaque année, en France, 75000 femmes affirment être victimes de viols (mais ce ne sont là que les chiffres des plaintes, certains spécialistes affirment qu’elles sont autour de 120000 victimes), commis dans huit cas sur dix par des hommes qu’elles connaissent, et une fois sur trois par leur conjoint ou concubin.

Aujourd’hui, pour la première fois à la télévision, le Collectif féministe contre le viol (CFCV) lance une campagne choc que « le Parisien »- « Aujourd’hui en France » a pu voir en avant-première. Un film de trente secondes, diffusé aux heures de grande écoute sur les grandes chaînes hertziennes, mais aussi sur Internet, qui espère encourager les femmes victimes à sortir du silence, par un numéro vert*, et sensibiliser le grand public. Lire la suite de l’article sur le site du parisien.fr

Postez un commentaire